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mercredi 15 août 2012

In Rome, do as Woody Allen does

Hey, il reste quelqu'un ? Youhouuu ? Allez, revenez, aujourd'hui je vous parle de To Rome with love !


Vous en avez probablement entendu parler : papy Woody Allen a tourné son dernier spot de pub pour l'office du Tourisme de Rome l'été dernier. Je vous racontait même comment j'étais tombée par hasard sur l'équipe du film, piazza di Spagna, dans la chaleur des derniers jours d'août.
Bon très vite : le film est sympa, drôle, niais, léger, mais ce n'est pas de ça que je voudrais vous parler. 
J'ai habité à Rome. Je l'ai arpenté en tout sens. Je connais la ville. Je peux donc être le trouble fête qui dit à mi-voix dans l'ombre du ciné "n'importe quoi ..." "c'est pas comme ça" "mais non tu prend la via del corso puis à droite et basta !"
Alors j'ai listé pour vous :
Les trucs-que-c'est-n'importe-quoi dans To Rome with love :

- Le policier qui régule la circulation piazza Venezia :
Au début du film, on voit un mec perché sur une estrade réguler le trafic d'une des places les plus fréquentées de Rome, piazza Venezia. Alors, rétablissons les choses : non, ça n'existe plus. La raison ? Il faudrait changer le mec tout les six mois parce qu'il décèderait d'un cancer avancé du poumon.
Pourtant, le trafic y est archi dense et c'est un beau bazar, comme on peut même le voir sur les images de google satellite (je vous laisse aller regarder, j'ai utilisé tout l'espace de stockage gratuit du blog donc je ne peux plus poster d'images ...)
Autre petit truc : le flic prétend voir Michelangelo descendant les marches du Capitole. D'une, c'est physiquement impossible. De deux, quel romain actif se balade aux heures de bureau entre le capitole et la fontaine de Trévi ? En costard au mois d'aout ? Sans transpirer ? En restant un pur beau gosse ? Je vous assure, je n'en ai jamais vu.

- L'appart étudiant bourgeois au trastevere  :
Parlons un peu de la réalité immobilière à Rome. Déjà, presque tout le monde est en coloc. Je n'ai connu personne vivant dans un studio. Ensuite, beaucoup de jeunes partagent une chambre (camera doppia) pour des motifs économiques. Car oui, une chambre, c'est très cher dans la ville éternelle. Certes ce n'est pas Paris, mais le loyer d'une chambre seul oscille entre 400 et 600 euros. Et je vous parle de quartiers abordables, pas du trastevere.
En gros, comme d'habitude, Woody ne filme que de gros bourgeois d'étudiants bien habillés qui possèdent une trois pièces dans les quartiers chics et une table d'architecture. Viens donc nous voir dans nos chambres, Woody, en pyjama, l’œil pâteux fixé sur un manuel d'occasion pendant que de la main on boulotte distraitement des pâtes de la veille. Adieu, glamour.

- Se perdre dans les rues :
Au début, un des personnages se met en quête d'un coiffeur et se perd complètement dans rome, errant de la via del Corso à la piazza del popolo pour finir dans le ghetto. Je tiens à le dire : elle est vraiment pas douée. Au début, je ne parlais pas italien et je ne me suis jamais autant perdue. Je tenais à le dire.

- Allez, les copains, on va s'introduire dans les ruines la nuit, trop fun ! 
Elle crois quoi, Elen Page ? Être une rebelle trop originale ? Mais bon, quand l'Office du Tourisme donne les clés, c'est un peu plus tranquille. Parce que oui, on a essayé, bien entendu, de s'introduire dans les ruines de nuit. J'étais avec un pote, à Circo Massimo vers 3h30 du matin. Selon les dires de mon ami "il y a un trou entre deux barreaux". On cherche, donc. On contourne la grille maintes fois. Rien, pas de trou. Escalader ? No way, y a du fil barbelé partout. On est rentrés à la maison bredouilles et le lendemain on y est retournés, mais par l'entrée officielle, cette fois.
Ah, la magie du cinéma. 


Bien entendu, je critique parce que je peux faire un peu la belle, Moâ, j'ai vécu à Rôôôme chère Madâââme ! Mais je sais très bien que le cinéma de Woody Allen ne cherche pas forcément le réalisme, mais qu'au contraire il se complet dans une réalité fantasmée, légère et amusante (surtout les derniers films de papy le Touriste). D'ailleurs, il a été contacté par Jérusalem qui aimerait bien rebooster son nombre de visiteurs annuels en redorant son blason, rien que ça !
(lire à ce sujet : sur l'exprès
sur courrier international)




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vendredi 13 juillet 2012

Le jeu des différences

Attention, aujourd'hui, c'est grand jeu ! Oui parce que normalement, à cette période de l'année je travaille dans un centre aéré avec des enfants et qu'on passe la journée à jouer. Alors pour compenser, je vous propose de jouer au jeu des différences.
Mardi dernier, pour fêter mon 28/30 à mon examen de littérature post-coloniale, je suis allée à la plage. A Rome, il y a un genre de métro qui dessert le lido, et qui part de juste à côté de chez nous. Parfait ? Oui mais il y a un problème, c'est que Ostia, la plage de Rome, est réputée pour être vraiment pas terrible. Voire horrible et dégueulasse.
Cependant, depuis quelques semaines, nous étions à l'affût des légendes urbaines qui parlaient d'une plage naturelle, propre et jolie à Ostia ... là ou vont tout les vrais romains. Alors nous nous sommes équipés du matériel de reporter des plages (serviette, paréo, raquettes et bouteille d'eau) et nous avons tenté l'aventure. Voici deux photos, prises sur deux plages différentes, explorées par nos soins en une journée.



Pour départager les deux plages, quelques informations essentielles qui n'apparaissent pas sur les photos : dans l'eau de la plage 1 flottent sachets plastiques, bouteilles de shampoing et pansements sales, et le sable noir est parsemé d'un million de mégots.
Maintenant, retournons nous et contemplons les alentours de ces deux plages, pour en avoir une idée entière.



La plage un est dans la ville, à Ostia, et le lungomare (bord de mer) est constitué de vieux bâtiments en sale état. La plage deux se situe derrière la dune de la réserve naturelle de Castel Fusano, hors de la ville.

Mais quelle est donc la principale différence qui fait que toute l'humanité s'ébat dans une eau dégueulasse à Ostia, tandis que la plage de Castel Fusano est tranquillement colonisée par quelques estivants ?

DEUX STATIONS DE METRO
.
Pour se rendre à la plage numéro un, élue pire plage de l'année par mes soins, il faut descendre à Ostia Lido puis prendre le bus 62 jusqu'au bord de mer.
Pour se rendre à la plage numéro deux, il faut descendre à Cristoforo Colombo, et prendre le bus 7 jusqu'à la plage.
C'est tout.
J'ai donc résolu un mystère (la plage naturelle de Rome existe-t-elle ?), mais un autre s'est créé (comment les gens supportent-il Ostia Lido ?) ...
A bientôt pour de nouvelles aventures !
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jeudi 5 juillet 2012

Passeggiata dans les jardins de la villa Aldobrandini

Oui, c'est un peu mort par ici. Ben oui, j'ai pas d'histoire folle à raconter, pas de voyage rocambolesque, pas de rencontre spéciale, pas d'évènement fou fou. Pourquoi ? Parce qu'il fait chaud.
On dirait que tout le monde est mort à Rome. Les bus ne passent plus que paresseusement. La journée, les rues sont désertes. Les volets sont clos. En face de ma fenêtre, il y a une petite vieille assise à l'ombre sur son balcon qui n'a pas bougé depuis 3 semaines. De temps en temps je l'aperçoit et me rappelle dans un sursaut effrayé qu'elle est là, dans l'ombre, le corps inerte mais les yeux bien vifs. Elle me fait un peu flipper.
Du coup, on s'adapte. La nuit, il est difficile de dormir avant 2 heures du matin (voire plus) à cause de la chaleur qui rend nerveux. On va mettre les pieds dans la fontaine à côté de la maison en attendant que la chaleur tombe. On s'endort tard et le matin c'est de nouveau la chaleur qui nous réveille, luisants, les cheveux dressés sur la tête. On se jette sur les glaçons, on fait du café glacé. Jusqu'à 18 heures on essaie de rester terrés sous le ventilateur sans sortir de la maison. J'essaie de réviser. Ma coloc compte ses poils au jambes. L'aiguille de la pendule fait tic-tac. Vers 18 heures, lassées par l'ennui, on se décide à sortir, boire de l'eau fraiche dans un parc pendant qu'enfin, le soleil se couche. C'est comme ça que j'ai découvert les jardins suspendus de la villa Aldobrandini.
Rien que le nom fait rêver, non ?


Statues sans têtes, bancs sans assise, herbe jaunie ... l'ambiance est au temps arrêté dans ce jardin si calme et pourtant en plein milieu de Rome, à deux pas du Colisée et de Piazza Venezia. Tout les amoureux de Rome sont là pour admirer le coucher de soleil (même si quand on se roule des pelles pendant deux heures et demie sans respirer, je me demande ce qu'on en voit, m'enfin).


Qui c'est qui trouve ce que c'est le monument qu'on voit au fond ?
Pour nous, c'est pizza froide en guise de repas !

J'ai vraiment adoré ce parc, si tranquille et si beau. Les horaires d'ouvertures ne sont pas très fixes, c'est le gardien qui décide. Nous on a été priées de quitter les lieux vers 20 heures, ce qui tombait très bien vu qu'on allait voir un film au Teatro Valle (climatisé !) à 21 heures. A Rome, l'été, vivons la nuit !

L'adresse :
Giardini di Villa Aldobrandini, via Mazzarino
metro Cavour
(dix petites minutes de marche à travers le dédale de rues de Monti vous permettent de rejoindre agréablement le parc. Et si vous passez devant la pizzeria via dei Serpenti, c'est de la que vient celle de la photo : c'est d'la bombe bébé !)

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vendredi 11 mai 2012

Roma al tramonte

Il tramonte, en italien, c'est le moment où le soleil se couche. C'est aussi le nom d'un vent, la tramontane, parce qu'il vient de la où finit le jour. Mais c'est surtout un moment magnifique, où la lumière, dorée, illumine une dernière fois les maisons aux couleurs chaudes, la cime des pins, les goutes d'eau aux fontaines avant de s'évanouir jusqu'au lendemain.
A Rome, c'est mon moment préféré de la journée : tout est calme, il ne reste plus qu'à se détendre en terrasse pour l'aperitivo ou à se balader au hasard des rues. 


1 - Fenêtre sur Garbatella
2 - Proche du monument à Victor Emmanuel II
3 - Garbatella
4 - Circo Massimo
5 - Le colisée carré
6 - le coucher de soleil depuis les marches du colisée carré

La lumière d'Italie est vraiment particulière, je ne sais pas pourquoi, ni si ça peut s'expliquer, mais ici elle est jaune, dorée, chaleureuse. J'en parlais avec une italienne qui vit à Paris et qui disait que là-bas la lumière est blanche. Je pense que c'est vrai, et qu'entre Paris, le sud de la France et l'Italie, les choses changent de couleur : maisons, végétation, aliments, vêtements ... mais surtout la lumière qui donne à tout sa couleur. 
Bon weekend à tout le monde, je reviendrais lundi pour raconter ma seconde virée marchigiana ( = dans les marches) 

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jeudi 10 mai 2012

Beautée cachée au Nord

Chose promise, chose due. Je compte bien essayer de maintenir ce blog en vie et surtout je n'ai pas l'intention de me laisser impressionner par les menaces de mon ami Clément. C'est donc parti pour l'article du jour ... je vous emmène en balade dans le ...

Quartiere Coppedè 

Bienvenue au nord de la ville, encore proche du centre historique. Un quartier que je n'aurais jamais découvert si ma tante n'y avait pas loué un appartement lors de sa visite. Pourtant, en me perdant dans les rues pour la rejoindre, je suis tombée sur la via tagliamento.


Là, émerveillement : des bâtiments jamais vus élancent vers le ciel leurs formes étranges. Art nouveau ? XIX ème siècle ? Influences marocaines ? Le promeneur est perdu et cherche en vain à rattacher ce quartier unique à un style : il n'en a pas, ou plutôt il a le sien.


En rentrant, j'ai cherché à tout savoir sur ce lieu si intriguant et si étrange, hors du temps et surtout surprenant. Le quartier Coppedè doit son nom à l'architecte qui reçut en 1915 carte blanche pour le construire. Quartier résidentiel pour riches, il est conçu dans un style étrange appelé parfois "néo moyen âge", parfois "art nouveau" : en gros, de la brique, des statues, des elfes, des arches courbes, des motifs graphiques et beaucoup de détails.
Une balade magnifique avec zéro touriste, c'est encore possible à Rome, proclamée empire du vacancier en short et fausses rayban fluo achetées à un marchant ambulant.


la "villa des fées"


Alors Clément, elle arrive ta prochaine vidéo ? On fait moins le malin, hein ? 
Private Joke mise à part, ce weekend je retourne probablement dans les Marches, pour de la plage, du soleil et de la fête. Life is hard.
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samedi 5 mai 2012

Open House Roma

Aujourd'hui, il y avait une ambiance vraiment spéciale dans Rome. Nous l'avons parcourue de long en large, de Termini à piazza del Popolo, poussant vers Spagna et Barberini et jusqu'à piazza Venezia puis à Circo Massimo où enfin le métro nous a conduit chez nous.

Ces endroits, je les connais tous, et pourtant, aujourd'hui, c'est une Rome nouvelle que j'ai pu découvrir : je suis montée jusqu'au dernier étage d'un hôtel de luxe, j'ai poussé les portes tambours d'un beau bâtiment contemporain, j'ai admiré le cortile de l'Académie de San Lucas, j'ai rencontré des prieurs de rue au cheveux rasés qui chantaient, j'ai croisé des Raelistes militant pour la construction d'une ambassade pour les extraterrestre, une manif pour la légalisation du cannabis ...

Une bellissima giornata, dont j'ai profité grâce à l'évènement Open House Roma. Le concept, c'est d'ouvrir pendant deux jours des lieux habituellement fermés ou privés (hôtels, appartement de particuliers, structures de l'état), et de fournir des visites guidées de lieux habituellement banaux, ou usuels (comme la gare de Piramide). Tout ça afin de faire voir une ville sous un nouveau jour tout en pensant à l'architecture passée comme actuelle.

Et moi, j'ai essayé de rendre cette ambiance en photo ... rien que pour toi lecteur !
Un hôtel près de Termini
Second hôtel, le First Art Luxury Hotel, de Toni Marincola
Vue de la terrasse : mamma mia comme c'était beau

Je veux bien m'assoir ici pour boire un petit champagne, qu'en pensez vous ?
"Construisons une ambassade pour nos créateurs les Eholim"
Les Raelistes sont des militants de pointe.

Le cortile de l'Académie de Saint Lucas

Sainte Marie in Cosmedin dans la merveilleuse lumière crépusculaire de Rome

Tiens, une manif pro légalisation du canabis !
Y a pas comme une odeur ?

Coucher de Soleil à Circo Massimo
Demain, j'y retourne (après avoir voté bien sûr) !
Pour le moment, j'ai faim ! A la prochaine ...
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mercredi 2 mai 2012

Deux en un

Le premier mai en Italie, comme en France, c'est la fête du travail donc on ne travaille pas ("paradoxe" qui me faisait beaucoup cogiter quand j'étais petite).
Mais à Rome, c'est aussi l'occasion d'un immense concert devant l'église de San Giovani in Laterano, où est installée une immense scène qui parvient à détourner l'attention de l'énorme façade de la basilique papale.
 Fête du travail + fête de la musique = deux en un


Bien entendu, j'y étais !
On y est restés de 17 heures jusqu'à la fin, vers minuit. On était genre au niveau des arbres, en bas, à gauche sur la photo ... autant dire qu'on ne voyait rien. On a profité des jeux de lumière de la scène, de rencontrer des gens, de danser ... J'ai vu Caparezza et je-sais-pas-combien de groupes que je ne connaissais pas du tout, c'était sympa.
C'était surtout beau de voir se transformer un espace habituellement "normal" (au sens romain du terme, où la banalité signifie façades de dingue, église magnifique, ruines antiques et végétation luxuriante) en fête géante où l'ont trouve des gens très très très différents : les habituels vendeurs de colliers et lunettes, des jeunes, des vieux, des familles, des gens avec des bébés (selon moi très mauvaise idée vu la puissance du son mais bon), un vieux rasta qui dort avec son chien en plein milieu, un power ranger (si, si), des espagnols, des portugais, des français, des belges, des sardes, ...

Je vous mets pas mes photos parce qu'elles sont vraiment pas terribles du tout ! 

concours du plus gros
big teuf entre la santa scala, san giovani et santa croce : ouaaaaiiiiiiis
Voilà pour aujourd'hui, je vais essayer de me remettre à écrire ici mais c'est de plus en plus difficile avec le printemps dehors et mon perpétuel problème de l'équilibre entre sortir-dormir-étudier (trop dure la vie en erasmus)
Allez, un petit morceau de musique italienne pour clore l'article ! Place à Sud Sound System, dont j'avais parlé au début de l'année et leur chanson Beddha Carusa (= bella ragazza = jolie fille), toute en Pouillais (je comprend rien quoi).



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lundi 26 mars 2012

La photo du jour, XIV

Pour faire patienter le lecteur avide de nouveautés, et en attendant que j'aie le temps de raconter ma toute récente excursion à Naples, ville de fou/guedin/malade, pour meubler en attendant que je m'acquitte de mes obligations (aller chez le coiffeur, faire les courses, aller en cours, courir, étudier mon latin, acheter mes livres, les lire, organiser une macaronade), voici la bien pratique photo du jour.


Rome à travers les grilles de la Villa Borghese, qui nous laissent apercevoir dômes et clochers enveloppés d'une nappe de chaleur. Rome, mois de mars, 18°, s'assoir sur l'herbe, vernir ses ongles, discuter avec ses copines et manger un gelato. OU étudier son latin. Choix cornélien s'il en est.
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mercredi 21 mars 2012

Les quatre fantastiques vous disent : arrivée d'air chaud*

* je ne revendique pas la maternité de cette blague

La semaine dernière, j'ai reçu à Rome un petit bout du Sud de la France, de la maison, de la famille. Ma maman, mon beau-père Jean-François, et leurs amis Sylvie et Vincent sont venus me rendre visite pour 5 jours de visites, de glaces, de pasta et de bon vin.
Depuis que j'écris ce blog, ma mère, principal sponsor de mon année erasmus et également fan de la première heure, m'a beaucoup encouragé et souvent demandé "et quand on viendra a Rome, on sera sur le blog, nous aussi ?"
Je me dois de faire honneur à sa requête en vous racontant le séjour des "quatre fantastiques" (auto dénomination du groupe par ma maman)


Suivez le parapluie rouge, la visite va commencer

Pour moi, c'était aussi l'occasion de ma la jouer guide de voyage : c'était la première fois que je fais visiter la ville à 4 personnes en même temps ! Le moment de montrer comment je traverse la route comme une vraie, sans peur et sans vergogne ("mais tu fais attention quand même ? ça m'inquiète à moi"), que je connais le système de bus par cœur (hum, hum ...), que je ne me perds jamais (sauf à Cavour), que j'ai une anecdote (non contractuelle) sur tout, et que j'ai toujours un bon plan dans la poche (ou presque).

 

De l'art de distinguer le parmesan du pecorino 

Pendant ce séjour, j'avais cours et j'ai aussi bossé (un petit boulot de cours de conversation française), du coup je n'ai pas eu le temps de faire beaucoup de visites. Au final, on a passé une journée entière ensemble, et quelle journée ! Rendez vous aux aurores (9h30 !) pour visiter le Colisée puis le Mont Palatin. En fin de matinée, repas à Campo de' Fiori, puis visite du Trastevere avec promenade jusqu'au Janicule, pour terminer la journée par la visite de la galerie Corsini (depuis j'ai plus besoin de chaussures, j'ai une couche de corne qui me permet de marcher sur des clous sans m'en rendre compte).
Pour survivre à tout cet exercice, on a suivi un régime très spécial. Allez, je vous révèle mes prescriptions :
- Café ou cappucino, tout les matins, à ingurgiter de préférence chaud
- Pasta, une à deux fois par jour. Diluer le comprimé dans la sauce de votre choix (amatriciana, carbonara, grigia)
- Fromage, parmeggiano ou pecorino (attention médicament plus puissant) 
- Gelati, une prise minimum/jour. Jusqu'à trois parfums autorisés. En cas de forts symptômes, ajoutez une couche de crème chantilly (nom latin : pana)
- Vin rouge ou blanc, le soir avant le coucher.
En revenant de vacances, le docteur vous conseille cependant un peu d'exercice.

Mmmmh j'hésite
Comment parler italien LV1 sans parler italien 

Un soir, j'ai invité les 4 fantastiques à manger chez moi, pour leur montrer mon appart, mes colocs, mes voisins, et mes talents de cuisinière. J'ai préparé les aubergines à la parmeggiana, et comme c'est long, pour s'occuper la fantastic team a bu du vin en mangeant du saucisson, essayant de converser dans un espagnol approximatif avec mon coloc argentin. Et plus le problème de la pénurie de vin s'approchait, plus les problèmes linguistiques semblaient s'éloigner. A la fin, ma maman parlait italien perfettamente. Son secret ? Parler français, mais très len-te-ment, en dispersant dans la phrase des onomatopées ("pfffrrrrrr" "prouuuuprouuuuuprouuuuu" = éléphant).

Bref, les quatre fantastiques m'ont bien fait rigoler, je suis contente, mais c'était trop court !

Ma maman est fantastique
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samedi 17 mars 2012

Fa troppo caldo

Oggi, scrivero in due lingue. Prima in italiano e dopo in francese. Perché ? Perché vi presento il lavoro del mio vicino ed amico italiano, Mimmo, che studia l'architettura e fa dei belli progetti. La video che vi faccio vedere oggi mi piace molto perché è un poema che dipinge una Roma calda, affollata, caricata di storia : un luogo soffocante dov'è finalmente si può trovare la pace, il respiro.
Il progetto è stato fatto da Mimmo e da Yves-Alain, un altro erasmus francese, che legge il testo che sentiamo sulla video. Vi lascio con la versione francese del mio testo, poi con la video. Ah, e se ho sbagliato con la grammatica, la sintassi o l'ortografia ... chi parla italiano lo deve dire in commentario :)

Aujourd'hui, article bilingue, youpi ! Après la version italienne, voici le texte dans la langue de Molière. Pourquoi écrire en deux langue, comme ça, juste aujourd'hui ? Parce que je vous présente le travail de mon ami et voisin, Mimmo, étudiant en architecture qui fait régulièrement de beaux projets. Celle que je vous montre est une sorte de poème, peinture d'une Rome ardente, bondée de gens,chargée d'histoire ; un lieu  suffocant où l'on peut finalement trouver la paix, reprendre son souffle.
Le projet a été réalisé par Mimmo et par Yves-Alain, un autre français en erasmus. C'est lui qui lit le texte qu'on entend sur la vidéo. Je pense qu'il est plus où moins compréhensible (il y a des sous titres en italien), mais voici un peu de vocabulaire :
bruciare : brûler
una rovina : une ruine
levare il fiato : couper le souffle
gemelli : jumeaux
(bon il y en a d'autres, mais bon ... je vais pas tout mettre non plus :))




J'espère que ça vous a plu !
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mercredi 14 mars 2012

ROUGE

C'est l'inspiration du jour. Après une certaine absence ici, j'ai envie de vous faire voir Rome en rouge. Peut être parce que je n'ai dormi que quatre heures la nuit dernière, peut être à cause du soleil qui a tout orné, jusqu'à mes joues, de teintes rosées, peut être parce qu'on a parcouru la ville en long et en large aujourd'hui ... en tout cas, Rome était rouge.






1 - Fleurs sur le Mont Palatin
2 - Porte dans le Trastevere
3 - Boîte aux lettres
4 -Rhubarbe au marché
5 - Sablé à l'amarena (sirop de cerises)
6 - Robe cerises à Campo de' Fiori
7 - Fresques de la maison d'Auguste
8 - Christ sur sa croix à Santa Maria in Trastevere

Conclusion : le printemps fait flamboyer Rome de ses plus beaux atours et bientôt moi aussi je serais la plus belle des écrevisses pour aller danser. En attendant, bonne nuit.
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mercredi 7 mars 2012

Les frères Tourneski de retour sur la scène

Aujourd'hui, c'est en provenance directe de Berlin que Clément, étudiant erasmus en cinéma, ami du collège, du lycée puis de toujours, réalisateur de films de zombies/cowboys, partenaire de scène dans notre grand spectacle des frères Tourneski, fan des films de Jim Jarmush (et j'en passe), se posera à Fiumicino, aéroport de Rome.


Mes cours ayant recommencé depuis lundi, je vais partager mon temps entre étudiante et touriste (c'est un peu la définition du mot "erasmus" en fait).
On se revoit dans quelques temps ... (et après y a mes parents qui arrivent !)
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lundi 5 mars 2012

Blasés

A force de vivre dans une ville sublime, devient-on blasé ? Passe-t-on devant les monuments historiques les plus sublimes avec un soupir exaspéré "Encore le Colisée, ce machin est toujours debout ?!?" "Oui, bon on a compris, c'est joli, maintenant poussez vous les touristes", "Ouais, la fontaine de Trévi, c'est quoi ? Des cailloux bien arrangés et beaucoup d'eau, et alors ?"

"J'en ai marre de voir des fontaines réalisées par le Berniiiiiiiiiiiiiin !!"

Ici à Piazza di Spagna, parmi la foule massée sur les escaliers, une belle brochette de blasés ...
En même temps Piazza di Spagna c'est un peu l'endroit où arrive le touriste, épuisé après avoir parcouru tout le centre historique, pour voir une fontaine rafraîchissante aux eaux claires ... mais aussi un grand escalierqu'il lui faudra gravir pour rejoindre Villa Borghese, Trinité des Monts, etc (entendu samedi sur la place, d'une touriste française "Oh NON, encore des escaliers" = courage, c'est beau !)

Sinon, non, je ne me lasse absolument pas, oui, je me prend encore des poteaux à force de regarder en l'air, oui, sortir du métro et voir surgir le Colisée continue à être un truc fascinant, oui, j'aime Rome à la folie.
C'est tout pour aujourd'hui !
Bientôt, peut être une vidéo sur la ville éternelle (j'attends l'autorisation des auteurs)
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jeudi 1 mars 2012

Article baclé mais article quand même

J'ai pas beaucoup de temps, mais j'ai envie d'écrire un article. N'importe quoi. En essayant que ça soit quand même intéressant. Hans vient de repartir. Aujourd'hui, il faisait 21 degrés à Rome et l'air était délicieusement doux. J'ai mangé des sablés au kiwi dans une pâtisserie complètement dingue ou je pense retourner, pour tout tester, tout photographier et vous montrer (et prendre 8 kilos).
Donc Hans est arrivé dimanche aprèm, on a posé ses affaires chez moi et on a été au Colosseo, on a escaladé le mont palatin, on a terminé notre balade au panthéon et à piazza Navona. Un grand classique.
Puis on est rentré chez moi et on a mangé des pâtes avant d'aller jouer à la scopa en buvant des bières au bar du quartier. Encore du local.

Le lendemain j'ai été à la fac pour des histoires administratives puis on a visité San Lorenzo, le Trastevere et on a mangé une ENORME glace (j'ai goûté "crema fiorentina", c'est le truc le plus bon du monde). On est encore montés sur une colline de Rome, et on voyait toute la ville, le soleil se coucher, les dômes des églises encore baignés de lumière.

Rome vue par Hans

Le soir, on était au Celestino, un bar de San Lorenzo pas cher du tout avec mes amis français et on a parlé de ... la synagogue de Rome et de trucs comme "c'est quoi le pire entre faire du porno ou se prostituer pour subvenir à ses besoins ou pallier à une situation d'extrême misère". Ça philosophait dur entre deux bières.
Saint Pierre, où l'église la plus baroque/impressionnante/surchargée du monde

Le jour d'après par un grand soleil nous entamons un joli parcours spirituel : on visite San Paolo, qui est une basilique magnifique (je préfère même à Saint Pierre, en fait), puis on va au Vatican et on admire San Pietro, avant de se diriger vers le Château Saint Ange que l'on visite pour 2.50€. Pas cher !
C'est trop cool comme endroit en plus : ça plait aux gosses, parce qu'il y a un musée des armures, des canons et des cellules de prisonnier, ça plait aux amateurs d'art avec les murs peints et la sublime chambre de Monsieur Farnese, ça plait aux geeks parce que dans Assassins Creed ils en ont fait une réplique paraît il excellente. 
Castel San Angelo <3

vue sur le pont des anges, un endroit kil est trop beau

ça en jette, hein ?

Après ça, on est retournés à Piazza Navona, on a vu l'intérieur du Panthéon, et on est rentrés à la maison. Le lendemain on a fait un truc trop trop trop cool : on est allés à Ostia Antica, 60 hectares de ruines de la ville d'Ostia, toute proche de Rome, qui était en fait son port. Le site se rejoint en métro et il est gratuit pour les étudiants comme moi, youpi. Ce qui est génial là bas ? C'est que tu fais ce que tu veux, ou presque. Pas de sentier à suivre, tu te balades tranquille dans d'antiques maisons, termes, sépultures, découvrant par hasard statues, peintures, mosaïques magnifiques. On se prend vite pour un archéologue genre Indiana Jones, escaladant les murets (oui parce que bon, j'ai réussi à me faire un bleu en grimpant 1.20 m, alors ...), sautant dans tout les sens ...
Coucou, je me prend pour une aventurière


J'étais déjà allée avec Ninon mais cet endroit est vraiment fantastique. In-per-di-bi-le !!
Le soir ? J'ai mené Hans voir ce qu'est une soirée erasmus en le conduisant au Sky, la boîte méga wild des soirées ESN. Ou tu te bats pour entrer, ou tu te prend des coups de coudes/chaussures/fesses par des gens de toutes nationalités pour atteindre le bar (hier j'ai failli y perdre mon sac) mais où tu rigole bien. Du coup ce matin, réveil tardif, balade et repas au soleil et voilà, c'est déjà fini ...Lundi je reprend les cours (il faut bien à un moment quand même), et puis Clément va venir, puis mes parents ... Sono una vera turista !
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