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mercredi 2 mai 2012

Deux en un

Le premier mai en Italie, comme en France, c'est la fête du travail donc on ne travaille pas ("paradoxe" qui me faisait beaucoup cogiter quand j'étais petite).
Mais à Rome, c'est aussi l'occasion d'un immense concert devant l'église de San Giovani in Laterano, où est installée une immense scène qui parvient à détourner l'attention de l'énorme façade de la basilique papale.
 Fête du travail + fête de la musique = deux en un


Bien entendu, j'y étais !
On y est restés de 17 heures jusqu'à la fin, vers minuit. On était genre au niveau des arbres, en bas, à gauche sur la photo ... autant dire qu'on ne voyait rien. On a profité des jeux de lumière de la scène, de rencontrer des gens, de danser ... J'ai vu Caparezza et je-sais-pas-combien de groupes que je ne connaissais pas du tout, c'était sympa.
C'était surtout beau de voir se transformer un espace habituellement "normal" (au sens romain du terme, où la banalité signifie façades de dingue, église magnifique, ruines antiques et végétation luxuriante) en fête géante où l'ont trouve des gens très très très différents : les habituels vendeurs de colliers et lunettes, des jeunes, des vieux, des familles, des gens avec des bébés (selon moi très mauvaise idée vu la puissance du son mais bon), un vieux rasta qui dort avec son chien en plein milieu, un power ranger (si, si), des espagnols, des portugais, des français, des belges, des sardes, ...

Je vous mets pas mes photos parce qu'elles sont vraiment pas terribles du tout ! 

concours du plus gros
big teuf entre la santa scala, san giovani et santa croce : ouaaaaiiiiiiis
Voilà pour aujourd'hui, je vais essayer de me remettre à écrire ici mais c'est de plus en plus difficile avec le printemps dehors et mon perpétuel problème de l'équilibre entre sortir-dormir-étudier (trop dure la vie en erasmus)
Allez, un petit morceau de musique italienne pour clore l'article ! Place à Sud Sound System, dont j'avais parlé au début de l'année et leur chanson Beddha Carusa (= bella ragazza = jolie fille), toute en Pouillais (je comprend rien quoi).



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jeudi 29 mars 2012

Andiamo a Napoli

Ô, belle Naples, toi qui fut fondée par la sirène Parthenope, qui, par blessure d'amour vint mourir sur tes rives, je succombe à ton charme et au doux chant des créatures marines qui continueraient à séduire le voyageur de passage. De toi je voulus tout connaître : goûter tes arômes de pizza ardente, respirer tes effluves de basilic, explorer tes entrailles étroites, escalader tes douces formes.

Bon, j'arrête de faire mon poète avant de perdre tous mes lecteurs. Ce weekend, je suis partie à Naples avec un ami portugais, Tomé. Comment vous dire ? J'ai adoré. Je vais essayer de partager ça avec vous, en optant pour un récit chronologique, ce qui reste le plus simple.

Rome, vendredi, 12h30, gare de Termini. J'attends Tomé qui est en retard, il arrive à 45 et notre train est à 49. Heureusement, les trains italiens sont souvent à la traîne et on arrive à avoir le notre. Le wagon est bondé, nous voyageons debout entre une famille d'américains et des types qui parlent le dialecte napolitain. Un homme,  à la face toute tordue et au airs peu commodes, monte avec un énorme sac de sport qui semble très lourd.
Deux heures et demie plus tard, et après de nombreuses suppositions sur le contenu du-dit sac (un cadavre ? de la drogue ? des billets en petite coupures ?), nous arrivons à la gare de Naples. On retrouve notre couch surfer, Stefan, qui nous conduit à son appartement au septième étage d'un immeuble en plein centre de la ville. Ébahis, nous découvrons les toits de la ville, parsemés de dômes et de clochers.

La vue de chez notre hôte

Pas de temps à perdre, on va se promener ! On prend la via del Duomo, on entre dans l'église, et là, les souvenirs de ma visite cinq ans plus tôt avec le lycée commencent à revenir. Un peu plus bas, je retombe sur un graff que j'avais photographié, sur une façade que j'avais dessinée ... c'est l'euphorie, je me sens comme sur les traces de moi même à travers l'inconnu, on emprunte les même rues, puis on trouve des fraises à un euro, on continue d'errer au hasard de la ville, qui nous dévoile petit à petit ses merveilles.

carte postale
Après 3 églises et une rencontre avec un marionnettiste, c'est les yeux pleins d'étoiles qu'on s'installe sur une petite place avec une bière, comme environ 50 personnes autour de nous. Car à Naples, on vit dans la rue. On étend son linge dehors, on se promène, on boit, on joue de la musique, on crie, on sort son chien ... Tout le monde est dehors.
Affamés, on décide de se ruer sur une pizzeria, conseillée par un groupe d'étudiants qui traînent eux aussi sur la place. Et là, pour cinq euros, tout les délices de la margherita, pourtant simplissima, s'offrent à nous. La panse bien remplie, on est prêts pour rejoindre notre couch surfer qui nous conduit à une fête, sur la terrasse du dernier étage d'un appartement. On rencontre plein de gens (polonais, allemands, albanais, italiens -qui parlent la langue nationale et pas dialecte, ouf), y a de la musique, un cochon en plastique qui fait grouink grouink et du tiramisu, c'est trop cool.
5 heures du matin, c'est sur un divan trop petit que je m'écroule, laissant le plus grand à Tomé (qui s'est révélé en fait dur et bossu - le canapé, pas Tomé, enfin, rhoo !)

carte postale bis

Le lendemain,10h30, je me réveille, décolle mes paupières et c'est reparti ! On avait pour projet d'aller à la plage, mais le petit vent et le fait qu'on ne comprenne rien aux trains nous dissuadent. On prend tout de même le chemin du lungomare, soit le bord de mer, qui nous conduira piazza del plebiscito, au château royal, à la galerie Umberto Primo, au castel dal Ovo, sur le port ...






Dans le second château qu'on visite, on tombe sur une expo d'art contemporain pas franchement terrible, on commence à en discuter quand on est accostés par un drôle de personnage qui s'invite dans notre débat. Assez vite je me rend compte que c'est l'artiste himself, qu'il se fait un peu mousser (12 toiles représentent une empreinte digitale sur fond orange, identiques : une façon de signer sa volonté d'être artiste, née en même temps que lui et restée fidèle jusqu'à ses douze ans, l'âge d'homme) et rêve d'exposer à New York. Très vite la conversation dérive sur la Camorra.
Pardon ? La Camorra ? Soit la mafia napolitaine dont on est sensé ne pas prononcer le nom ? Pardon, qui n'existe pas ... Et ben si. Il en parle. Pas très fort et en jetant des regards circulaires aux alentours. On apprend ainsi qu'elle contrôle tout, du parking en centre ville aux marchants ambulants en passant par les mendiants et les pickpockets. Et que si ces derniers ont arrêté de faire la bourse des touristes, c'est seulement parce qu'ils sont une ressource économique plus intéressante avec leur carte bleue dans leur poche que sans.
Oké ... je ne sais pas trop quoi penser face au fatalisme de l'artiste maudit, surtout après avoir vu Gomorra la semaine dernière, qui m'a déprimée et beaucoup inquiétée. Pour le moment, nous sommes deux touristes insouciants et allons prendre le funiculaire pour voir Naples d'en haut (cf photo nocturne en début d'article).
De retour dans le bas ventre de la ville, on se rend compte qu'aujourd'hui, nous n'avons rien mangé d'autre qu'une glace.
Et nous avoir faim.
Nous vouloir pizza.
Vouloir beaucoup.
Nous devenir stupide et marcher deux heures pour pizza.
Moi très mal pied et tête et devenir casse pied.

Après avoir mangé ça va déjà mieux, on se dirige vers la piazza Dante. Et là, c'est simple, il doit y avoir toute la jeunesse napolitaine, plus les chiens. C'est affolato comme on dit en italien. Trois tas d'enceintes diffusent de la musique très fort, un bar vend de la bière à 2 euros, ça sent les cigarettes qui font rire. Mais bon nous ce soir on est morts, et on rentre chez notre hôte vers 1h30 du matin.
Le lendemain matin, réveil à 9h, ah, non, 10h, on changé ... Une douche et andiamo ! Direction le musée Capodimonte. On escalade les collines à pied, traversant des quartiers pas forcéments magnifiques mais sympas, on demande notre chemin aux petits vieux, tous au café à prendre le soleil du dimanche en même temps qu'un petit noir bien serré ou un petit blanc bien frais.

crédit photo

Le musée, magnifique et immense, abrite des chefs d’œuvres d'art médiéval, une toile du Caravage, plusieurs de Raphaël, mais également de magnifiques pièces meublées et décorées de fresques somptueuses. J'y ai beaucoup aimé une Madonna al velo. Non je ne parle pas de la star sur-botoxisée sur un deux roues, mais de la maman de Jésus avec un voile à la main et un visage peint avec une grande douceur. Après toute cette culture, on redescend vers la gare où l'on trouve le temps d'acheter des pâtisseries napolitaines avant de reprendre le train.

crédit photo
oh làlà que ce truc déchire sa maman
Bon, il est une heure du matin et j'ai sommeil, donc pour résumer ... j'ai adoré Naples, je pense y retourner, malgré l'omniprésence des déchets, ordures, immondices, cadavres de pigeons, merdes d'origine indéterminée (nouveau mot du weekend, la spazzatura, la poubelle). Le reste mérite d'être vu et vécu : l'ambiance, la vie, le jour, la nuit, les églises, l'accent, les mariages (on en a vu deux en un weekend + une dizaine de boutiques spécialisées), les collines, les magasins, les graffs, le foot dans la rue, les marchés, les chantiers, les grues, le linge, les hordes de gosses ...
Allez j'arrête, s'il reste un lecteur je lui dit bonne nuit ou bonne journée et je m'en vais dormir. A la prochaine !
 
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jeudi 1 mars 2012

Article baclé mais article quand même

J'ai pas beaucoup de temps, mais j'ai envie d'écrire un article. N'importe quoi. En essayant que ça soit quand même intéressant. Hans vient de repartir. Aujourd'hui, il faisait 21 degrés à Rome et l'air était délicieusement doux. J'ai mangé des sablés au kiwi dans une pâtisserie complètement dingue ou je pense retourner, pour tout tester, tout photographier et vous montrer (et prendre 8 kilos).
Donc Hans est arrivé dimanche aprèm, on a posé ses affaires chez moi et on a été au Colosseo, on a escaladé le mont palatin, on a terminé notre balade au panthéon et à piazza Navona. Un grand classique.
Puis on est rentré chez moi et on a mangé des pâtes avant d'aller jouer à la scopa en buvant des bières au bar du quartier. Encore du local.

Le lendemain j'ai été à la fac pour des histoires administratives puis on a visité San Lorenzo, le Trastevere et on a mangé une ENORME glace (j'ai goûté "crema fiorentina", c'est le truc le plus bon du monde). On est encore montés sur une colline de Rome, et on voyait toute la ville, le soleil se coucher, les dômes des églises encore baignés de lumière.

Rome vue par Hans

Le soir, on était au Celestino, un bar de San Lorenzo pas cher du tout avec mes amis français et on a parlé de ... la synagogue de Rome et de trucs comme "c'est quoi le pire entre faire du porno ou se prostituer pour subvenir à ses besoins ou pallier à une situation d'extrême misère". Ça philosophait dur entre deux bières.
Saint Pierre, où l'église la plus baroque/impressionnante/surchargée du monde

Le jour d'après par un grand soleil nous entamons un joli parcours spirituel : on visite San Paolo, qui est une basilique magnifique (je préfère même à Saint Pierre, en fait), puis on va au Vatican et on admire San Pietro, avant de se diriger vers le Château Saint Ange que l'on visite pour 2.50€. Pas cher !
C'est trop cool comme endroit en plus : ça plait aux gosses, parce qu'il y a un musée des armures, des canons et des cellules de prisonnier, ça plait aux amateurs d'art avec les murs peints et la sublime chambre de Monsieur Farnese, ça plait aux geeks parce que dans Assassins Creed ils en ont fait une réplique paraît il excellente. 
Castel San Angelo <3

vue sur le pont des anges, un endroit kil est trop beau

ça en jette, hein ?

Après ça, on est retournés à Piazza Navona, on a vu l'intérieur du Panthéon, et on est rentrés à la maison. Le lendemain on a fait un truc trop trop trop cool : on est allés à Ostia Antica, 60 hectares de ruines de la ville d'Ostia, toute proche de Rome, qui était en fait son port. Le site se rejoint en métro et il est gratuit pour les étudiants comme moi, youpi. Ce qui est génial là bas ? C'est que tu fais ce que tu veux, ou presque. Pas de sentier à suivre, tu te balades tranquille dans d'antiques maisons, termes, sépultures, découvrant par hasard statues, peintures, mosaïques magnifiques. On se prend vite pour un archéologue genre Indiana Jones, escaladant les murets (oui parce que bon, j'ai réussi à me faire un bleu en grimpant 1.20 m, alors ...), sautant dans tout les sens ...
Coucou, je me prend pour une aventurière


J'étais déjà allée avec Ninon mais cet endroit est vraiment fantastique. In-per-di-bi-le !!
Le soir ? J'ai mené Hans voir ce qu'est une soirée erasmus en le conduisant au Sky, la boîte méga wild des soirées ESN. Ou tu te bats pour entrer, ou tu te prend des coups de coudes/chaussures/fesses par des gens de toutes nationalités pour atteindre le bar (hier j'ai failli y perdre mon sac) mais où tu rigole bien. Du coup ce matin, réveil tardif, balade et repas au soleil et voilà, c'est déjà fini ...Lundi je reprend les cours (il faut bien à un moment quand même), et puis Clément va venir, puis mes parents ... Sono una vera turista !
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mardi 17 janvier 2012

Les conseils de boloos34 ...

... pour ambiancer une soirée en Italie. Aujourd'hui je fais sortir le Kévin qui est en moi et vous donne quelques conseils pour envoyer du lourd derrière les platines. Eh ouais gros.

Ce weekend j'étais donc invitée avec deux autres françaises à l'anniversaire des 23 ans de notre voisine.
Une mission : s'intégrer. 
Mission complémentaire : s'éclater (et montrer que les françaises savent faire la fête, nomdidiou !)

C'était dans une grande salle des fêtes (qui se trouve au rdc de mon immeuble, trop bien), y avait de la musique, des gens sympas, de la salade de riz et des bières.
Au bout d'une ou deux heures, on était pas trop mal sur la mission n°1, on avait sympathisé chacune de notre côté avec des gens, la conversation était intéressante et tout et tout ... on en était au stade ou on arrive à faire de l'humour ... mais ... il devait être 23 heures trente ... et ...  personne ne dansait. Prenant notre courage à deux mains nous prîmes alors possession des platines dans l'espoir de faire danser tout le monde, d'enflammer le dance floor jusqu'au bout de la nuit. On commence par de la bonne musique de soirée, la Roux, Outkast, Metronomy, Adele ... on est 4 à danser, dont 3 françaises. Raté
Changement de stratégie : on envoie la musique italienne, soit le dernier tube de Fabri Fabra, une piche nationale qui nous fait rire et qui normalement fait délirer les gens en soirée ...



... piiiiiiiire fail du début de l'année. Comme si on avait mis du Lorie à une soirée de hipster. Ou du Marilyn Manson à la boom de ta petite cousine.
A peine Fafa eut il commencé à chanter que tout le monde était sur la piste de danse, mais seulement pour s'insurger contre cette honte nationale et faire cesser la musique.
Mission numéro deux : FAIL
On s'est quand même vraiment éclaté à cette soirée, même si on a pas dansé, on a chanté en mode karaoké des chansons romaines, on a fait des jeux, on a rigolé ...

C'est tout pour aujourd'hui, je vous dit à plus dans l'bus !
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mardi 3 janvier 2012

C'est pas la fin du monde !

Bonne année 2012 à tous ! 
Je suis de retour en Italie depuis quelques heures, ça fait bizarre d'avoir quitté tout le monde mais je m'en remets. J'ai été acheter des poireaux (porri), des patates (patate) et des carottes (carote) pour essayer de faire disparaître les poignées d'amour des fêtes à coup de soupe ... Au retour j'ai vu un vol de perruches vertes, si, si. Il y en a plein à Rome parce qu'elles s'échappent de chez les gens puis décident de rester là vu qu'il ne fait pas si froid. C'était très joli.
Mais avant de reprendre réellement le blog, je me suis amusée à faire un montage raté pour vous souhaiter une bonne année. Selon moi ça ne sera pas la fin du monde, mais une année comme les autres, en plus ou moins chouette selon ce qui va arriver. C'est fou hein ? Allez, meilleurs vœux, quand même !


Sur les images, de gauche à droite et de haut en bas :
Moi et la nature en pleine communion
Un bateau de croisière dans le port de Sète
Julie qui danse au rockstore
Un verre et une carafe de Kasteel Red au Charlies (meilleure bière à la cerise du MONDE)
Le café du siècle à Valleraugue, où on aura pas été boire le café du siècle, et c'est bien triste
De la racleeeeeette !!
Caro et Thibault font du tourniquet
Coucher de soleil sur Montpellier
Sète (prononcer avec l'accent svp)
Des lapins Lindt concluent leur date
Nico et Clément mangent des lasagnes et en sont plus ou moins heureux

(merci Pascale pour les lapins ^^)

Dans les prochains jours : un peu de culture (ne fuyez pas !!)
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