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mardi 19 juin 2012

La musique, oui, la musique !

Ceux qui me suivent et qui ont de la mémoire se rappellent peut être de mon premier article sur la musique italienne. Ceux qui débarquent ici pour la première fois ou qui ont attrapé Alzheimer dans le bus (quoi, c'est pas contagieux ?), peuvent encore cliquer ICI (il n'est jamais trop tard).
En tout cas, ces premiers contacts avec la musique italienne m'ont donné envie d'en savoir plus, d'en connaître plus, et j'ai continué à questionner les gens autour de moi sur leurs groupes nationaux préférés. Depuis, j'ai découvert pleeeiiiin de trucs cools, qui ont fait taire en moi l'association musique italienne = daube commerciale. Allez, je vous emmène faire un tour musical en Italie, et ne vous inquiétez pas, je vous expliquerais tout !

Nostalgique, vieux et beau : Lontano, Lontano, de Luigi Tenco

On commence par quelque chose de peu contemporain : Luigi Tenco, chanteur torturé, ami de Dalida, suicidé en 1966, chante des chansons d'amour qu'on voudrait beugler la larmette à l'oeil et la passion dans le coeur. Ma préférée, qui me fera surement pleurer comme une madeleine à mon retour en France, s'appelle Lontano, lontano, et s'adresse à une ex fiancée qui, dans loin dans le temps et sur la Terre, retrouvera par hasard quelque chose de son ex sur le visage, dans les yeux ou dans l'expression d'un autre homme.
En plus, Luigi Tenco est beau. Méga coeur.


Nostalgique, beau et léger : Si è spento il sole, Vinicio Capossela 

Restons dans les chansons d'amour qui évoquent un passé de passion malheureusement achevé. Le soleil s'est éteint, qui est, il me semble, une reprise de Adriano Celentano, évoque un amour estival terminé. Les saisons passent, le soleil s'en va, et avec lui la belle fiancée ... Le chanteur fait alors le voeu un peu fou de ne plus jamais aimer quelqu'un d'autre ... tu parles ! M'enfin c'est beau et touchant toute cette passion.


 Rock, jeune et pop : Le coppie, I cani

I Cani (= les chiens), c'est un groupe romain de pop indie rock (disons), qu'il fait bon de connaître pour avoir un petit air cool dans la capitale. La chanson parle sur un ton très léger du quotidien d'un couple qui va manger au Pigneto (quartier de Rome avec plein de restos pas cher du tout, genre méga pizza 6 euros, youhou - et en plus c'est un peu underground hype de traîner là bas), va voir des petits groupes en concert, puis finalement se sépare et se retrouve dans des fêtes ou chacun se regarde pour savoir qui est le plus cool. Vis ma vie de hipster, en somme, avec une petite dose d'ironie qui n'est pas pour me déplaîre, le tout dans un bain de légèreté pop : banco !


Provoc, rock et féminin, Maria Maddalena, Maria Antonietta

Maria Antonietta, c'est ma découverte du jour. Je la kiffe grave. Dans cette chanson, elle s'incarne en Marie Madelaine, qui, comme vous le savez (ou pas, c'est pas grave), était une ex prostituée très proche de Jésus Christ après son rachat. D'ailleurs, l'histoire de l'art regorge de tableaux sensuels de la femme, semi nue, en plein repentir extatique avec une tête de mort à la main (vanités ...). Si vous vous ennuyez, essayez une requête google "maria maddalena penitente" et parole de blogueuse, vous allez voir du nichon.
Sur ce morceau, la chanteuse provoque un peu l'auditeur en accusant Jésus de prendre trop de drogues, et Marie Madeleine d'avoir besoin de mettre ses lunettes de soleil pour cacher une fatigue certainement pas due à des excès de prière. Certains n'aimeront peut être pas cette provocation, moi j'adore son ton décalé, et l'absence de méchanceté avec laquelle c'est dit. A vous de juger !


Bon dans un quart d'heure je dois partir de chez moi donc je m'arrête là pour aujourd'hui, j'ai encore pas mal de truc en réserve mais ce sera pour un autre article !
Si vous avez des conseils musicaux pour moi lâchez vos coms' (comme on dit sur skyblog) !

En attendant, je vous dis : à plus dans l'bus !
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lundi 18 juin 2012

La photo du jour, XV

J'avais plus fait ça depuis ... le mois de mars !
Hier, en rentrant des courses et en remplissant mon placard de mes provisions, je me suis rendue compte de l'influence italienne sur mon mode de vie.


J'ai acheté, sans faire vraiment exprès, 6 paquets de pâtes différents, comme si je craignais la troisième guerre mondiale ou la fin du monde : mezze pene rigate, rigatoni, buccatini, farfalle.
Dans mon panier de courses, également : pomodoro en boîte, olives et pana.
Qu'est ce qu'on mange cette semaine ? Des pââââââââtes !
Pour de vrai, j'en mange une à deux fois par jour (plus, ça voudrait dire aussi au petit dej, et ça serait un peu déconner), et à toutes les sauces. Cette année, j'aurais vraiment appris à cuire parfaitement la pâte (toujours au singulier en italien : on mange la pâte !), bien al dente, délicieuse.
J'aurais aussi appris que plus la pâte a un temps de cuisson élevé, plus son grain est dur, donc plus elle est bonne. Ici, d'ailleurs, le temps de cuisson est plutôt autour des 11-15 minutes (et encore, pour des pâtes fondantes comptez plus).
L'italie aura changé ma façon de manger avec sa gastronomie simple et bonne ... tant mieux !

en bonus : chez Barilla, la cuisson des pâtes est une affaire sérieuse. En témoigne cete vidéo qui vous livre les secrets de la pâte.

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jeudi 22 mars 2012

Musique, maestro !

A quoi pensez vous si je vous dit : musique italienne ? Vous avez un peu de culture, vous me direz Monteverdi, Vivaldi, Verdi ... Vous n'en avez pas et vous pensez que la quatre saison est une pizza, et pour vous la musique italienne c'est une grande inconnue, quelque chose dont vous avez entendu parler, il paraît que ça existe, mais vous n'en êtes pas bien sûr ? Parlons donc un peu de musique contemporaine italienne (parce que je fais partie du clan des sans culture, hein, je connais que dalle à la musique classique).

La dernière fois, y avait Clément à Rome et on regardait Wallace et Groomit avec mon voisin (ils ne connaissaient pas W&G !! Scandale !), et entre deux épisodes Gianmarco nous a fait un petit cours de culture musicale italienne. Parce que non, vraiment, mettre du Fabri fibra en soirée, c'est plus possible.
On commence la leçon de culture par le rappel d'un concept assez simple, mais fondamental : "En fait y a vraiment pas beaucoup de bons groupes italiens donc si tu aimes la musique, tu les connaîtra vite tous" (dixit mon voisin). L'élève, encouragé, peut donc commencer son exploration sans stress.


On commence avec Bandabardo, le groupe qui nous invite à rester nus et à manifester. Oggi non mi vesto, oggi non lavoro ... Resto nudo, e manifesto ! La chanson a ne pas écouter lorsqu'on cherche sa motivation face à une quelconque tâche du quotidien. Le chanteur du groupe, italo-français, chante aussi bien dans une langue que dans l'autre. Le groupe, selon Wikipédia, cherche à produire des chansons légères, qu'on pourrait chanter entre amis quand on est contents. J'aime bien.


On continue et on change de genre ! Caparezza nous invite à danser dans sa région, les Pouilles. Danse du touriste qui vient bronzer, danser et photographier une région qui souffre de nombreux problèmes de pollution (où l'on "croit que le protocole de Kyoto est un film érotique japonnais"), de mafia, de désertification humaine. Un pays mort, qui reviendra à la vie transformé en zombie par trop de produits chimiques.

On poursuit avec un groupe de rap italien, Articolo 31. Le nom du groupe fait référence à un article de la loi irlandaise, qui, selon mon pote Wiki, qui interdit aux partis politiques non autorisés par le gouvernement à parler à la télévision. J'aime beaucoup leur chanson sur l'italien moyen, l'Italiano Medio, et leur clip marrant avec des marionnettes, qui me font un peu penser aux célèbres Puppetmastaz. Le portrait n'est pas tendre : l'italien moyen a besoin de son ballon, se préoccupe seulement des places de parking du super marché, veut son panino et son verre de vin et surtout, il veut montrer comment il est un brave citoyen moyen.


C'est ici que se termine ma leçon, je m'excuse par avance si l'article semble décousu mais il semble que j'ai un peu poussé mémé dans les orties en me couchant à cette heure déraisonnable (et à 17h, j'ai cours, on va rigoler)
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samedi 25 février 2012

L'école de la rue

Yoooo mec ! Aujourd'hui j'te parle de l'école de la rue, t'as vu. Celle où que t'apprend des vrais trucs, et pas à conjuguer au futur paske d'abord, t'as cru qu'y avait un futur ou quoi ? Espèce de neuneu, c'est la crise, notre génération elle conjugue que au présent tséé ...


Hum, huum, pardon. On la refait :
Bonjour,
J'ai déjà évoqué mes déboires à l'université à diverses reprises. Problèmes administratifs, examens qui se passent plus ou moins bien ...Aujourd'hui, je vous parle d'un aspect essentiel d'erasmus : on en apprend plus dehors qu'à la fac. Premièrement, parce qu'à la fac, on comprend vraiment pas tout. Et deuxièmement, parce qu'on apprend énormément du contact avec l'autre (cuicui). Oui, parce qu'en fait on est pas très différent les uns des autres, on est tous des hooooommes, mais quand même, ces ritals, ils font pleins de trucs bizarres, que nous, les Français, on fait pas.
C'est d'ailleurs mon sujet de conversation préféré quand on fait un truc, même banal, comme regarder les Simpsons : "Et dans ton pays, c'est comment ?" (Marge a-t-elle la voix grave ? Tu regardais quand tu étais petit ? Est ce que tu préfère Homer ou Bart ?)
Petit résumé de ce que j'ai appris in Italia (n'oubliez pas de cliquer sur les liens en rose pour plus de surprises et de blagounettes) :

A me faufiler dans le trafic romain 
Prenant mon courage à deux mains, je me jette à présent à corps perdu au milieu des smarts, des vespas et autres fiat 500, armée d'un regard de killer qui dit "je passe, et pas toi". Il faut savoir qu'à Rome, il n'y a pas toujours de feux pour régler la circulation. Et à certains endroits, c'est assez terrible, comme Piazza Venezia. Le trafic est intense, et pour rejoindre l'altare alla patria, il faut braver le flot nerveux des véhicules.
Certains touristes passent environ 12% de leur séjour plantés sur le trottoir (source : IRSF, Institut Romain de Statistiques Farfelues).
Alors comment faire ? Quand on est un novice, on repère le romain habitué, on se colle à ses basques, et au moindre mouvement de sa part, on suit. Si on est un peu plus averti, on applique une règle simple : si l'automobiliste me voit et est en mesure de ralentir, je traverse, et je le fusille du regard.

A faire la différence entre pizza romaine et pizza napolitaine 
... qui tient dans la pâte. La pâte romaine est fine, croustillante, tandis que la pâte napolitaine est épaisse, moelleuse. Choisissez votre camp ... Perso je me range côté napolitain. De toute façon en Italie, la pâte à pizza, c'est toujours de la folie. Il n'y a pas d'autre mot.

A parler avec les mains 
J'espère que vous allez apprécier l'illustration parce que je me ridiculise un peu, quand même. Surtout que j'ai fait les photos dans ma chambre, sur laquelle tout l'immeuble d'en face à la chance de pouvoir regarder.C'est donc un phénomène bien connu, les italiens parlent avec les mains. Et franchement, c'est vraiment pratique quand on maîtrise mal la langue de Dante. J'ai donc appris à tordre mon visage, mes mains et mes bras dans tous les sens afin d'exprimer une plus large palette d'expressions. Voyez plutôt :

 1) Ma dai ??! est un peu intraduisible. On peut le dire sur un tas de tons différents qui en font varier le sens. Du "sérieuuuux ???" au "tu déconnes ?" au "nooon ?!!" ... Surprise, lassitude, consternation, étonnement ... Un peu difficile à maîtriser mais parfait pour faire genre je parle l'italiano comme une vraie.
Donc on joint les doigts comme pour se faire taper dessus avec une règle, on secoue la main, on choisit une expression de sourcil adaptée au message véhiculé par notre "ma dai" et c'est bon ! 
2) Boh ... Très pratique aussi et très drôle quand on est pas habitué. Le boh exprime l'incertitude. Le je sais pas.
On hausse les épaules, éventuellement on écarte les bras du corps, paumes ouvertes, et on mime l'incompréhension (enfin ça on est pas obligés, mais personnellement, j'ai tendance à sur jouer pour me faire comprendre, en Italie)
3) Le "non mi frega niente" : je m'en fous. J'ai dû l'utiliser genre deux fois, à des fins humoristiques uniquement, je sais pas trop comment il marche vraiment. La première fois où je l'ai testé, c'était à une soirée où on m'a parlé anglais, voyant mes difficultés en italien, et je me suis lancée "Parlo italiano ... io, l'inglese ... [GESTE]", ce qui a fait rire mon auditoire. Good point (ou pas).
Donc il s'agit de frotter une ou deux fois le dos de sa main sous son menton.
Il y en a d'autres aussi, mais un peu plus ... vulgaires. Je ne voudrais pas que ce blog perde sa dimension grand public.

A cuire correctement les pâtes 
Ah, la pasta al dente ! Ici, c'est la norme. Ce qu'en France, on jugerait "cuit" est appelé dans la péninsule "sopracotta", "surcuit". Et c'est inadmissible. Interdit par la loi. Puni par la cour suprême. De décapitation  immédiate.
Reste à définir la notion d'al dente. Encore un peu dure ou carrément croquante ? Tout dépend de qui se trouve derrière les fourneaux. 
C'est comme ça que chez moi, on s'est retrouvés à mener la "guerre de la pasta". Roberto, le compagnon de ma proprio, est plutôt partisan de la pâte en béton, presque crue. Ma proprio, elle, reste fidèle à un al dente conventionnel et fédérateur, tandis moi, je me range plutôt dans la camp de la pasta sopracotta, à laquelle je suis habituée. Du coup quand on mange ensemble, c'est à qui goûtera la pasta en premier pour décider du temps de cuisson. Je tremble encore rien qu'à l'idée de la pasta alla Roberto.


A me méfier du piment 
Quand un italien vous dit "attention, ça pique", vous dites "non merci, je vais plutôt prendre autre chose". Sérieusement. Mon estomac se rappelle encore de cette nuit où nous avons voulu faire les belles du genre "tu m'as pris pour qui ? envoie la pizza au piment !" ... Oui, ben non. Non. Non.
Autre découverte : si vous léchez un piment (ça peut arriver plus vite qu'on ne le pense), ne vous léchez pas les lèvres ensuite. Même si vous vous êtes brossé les dents. Même si une heure s'est écoulée. Encore moins si vous avez les lèvres gercées. Parce que ça pique sa mère.

A ne pas vexer un romain
Avant de venir à Rome, j'ai lu que selon une considération populaire, un romain, c'est un mec dont la famille est née à Rome depuis 7 générations. Arrivée en Italie, moi et mon langage balbutiant on trouvait ça trop drôle de demander aux gens "-Mais ... t'es un romain, mais un romain de Rome ?" ... "Depuis combien de générations ?" ... Heureusement pour moi je n'étais pas en mesure de comprendre la réponse en patois mais vu qu'après la communication était un peu ... difficile, et pas à cause de mon niveau de langue, j'ai conclu que cette question était à éviter. Mais bon, entre nous ... sono pazzi questi romani !


Voilà tout pour aujourd'hui, après six mois passés en Italie (déjàààààààààààà quelle horreur ça passe TROP vite), c'est pas mal non ? On en reparlera dans quelque temps pour voir si ça évolue. Allez, je vais profiter du printemps et des 18° qu'il fait dehors !!  
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mercredi 25 janvier 2012

Les flics italiens sont des kékés

Un truc que j'adore en Italie, c'est les voitures de flics.  Je leur trouve un petit côté kéké de village qui me fait rigoler. Je sais pas, c'est sûrement lié aux couleurs (bleu clair + blanc = OM = supporter = kéké dans mon symbolisme personnel), à la police ... d'écriture (laule), et au modèles choisis (le genre de voiture que le kéké moyen se paye pour la tuner, pas trop chère mais pas trop plouc non plus quoi)
Bon au final c'est sûrement subjectif, surtout que j'ai pas pris en photo le modèle le plus piche, mais bon, vous en pensez quoi ?

vrouuum vrouum "on est bien garés hein ?"
Du coup, sur youtube, en farfouillant, j'ai appris que Lamborgini avait donné deux modèles de super caisse à la police italienne, afin qu'elle soit en mesure d'attraper les conducteurs de voitures de sport sur l'autoroute mais aussi de transporter en urgence des organes d'un hôpital à l'autre si les aéroports sont fermés.
Et donc l'émission Turbo de M6 y a consacré un reportage qui perso me fait marrer, les flics sont trop trop fiers de leur caisse et de pouvoir préciser que "kikou c'est nous qu'on a la plus grosse dans le monde entier haha !". Le montage M6 renforce encore plus ce côté "boup boup on est trop des oufs", j'adore.



Mais ce que j'aime bien encore, ce sont les carabinieri qui sont vraiment archi CLASSES dans leur uniformes mais qui passent une bonne partie de leur journée plantés là à discuter avec les mains en adoptant de nonchalantes poses de bad boy (par exemple, piazza San Luigi dei Francesi, ça tchaaaatche et ça clope bien comme y faut)
Par contre ne me demandez pas de vous expliquer le rôle, les fonctions et les différences entre polizioti/carabinieri/e tutti quanti parce que je n'y comprends rien du tout et que les italiens qui ont essayé de m'expliquer n'y voient pas beaucoup plus clair que moi !
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mardi 13 décembre 2011

nostalgie avant départ

Bon, j'avoue tout : en ce moment petite baisse de motivation dans la publication des articles, ça sent le retour à la maison, et même si ces quatre derniers mois étaient merveilleux, c'est un peu quelque chose qui se termine. Heureusement que ça reprends dès janvier, parce que, bien malgré moi, je commence à comprendre ce que "déprime post erasmus" peut bien vouloir dire. Je sais, il reste encore beaucoup de temps ... mais cette vi(ll)e me plait tellement ! Pour Noël, au lieu d'une traditionnelle soirée en famille à manger de riches plats à base de viande, sauces, foie gras, huîtres, pourquoi ne viendriez vous pas tous à Rome (oui, tous) qu'on se fasse un panetone sur les marches du Panthéon ? Ou bien au lieu du champagne habituel une bouteille de prosecco dans un bar de San Lorenzo ? Et puis on irait voir le sapin du Colisée, on aurait même pas trop froid et on se baladerait sur le marché de Noël de San Giovani (Saint Jean de Latran, pour les intimes)(même si honnêtement, ce marché de noël est nul) ? Et puis on pourrait visiter le trastevere, et son parc des satyres (à découvrir dans un article à venir), puis on explorerait Garbatella, ses petits bars, ses immeubles carinissimi, on visiterait de beaux musées, de superbes églises, on verrait plein d’œuvres d'arts, de palais, de jardins, de couleurs et de beauté ... Pfiouuuuu j'aime trop Rome !

La nuit tombe tôt en hiver, et encore plus en Italie : une photo nocturne s'impose donc (fontaine place du panthéon)


En même temps, j'en ai marre de ne plus entendre personne dire "j'ai les mains qui pèguent", j'ai envie de manger un vrai croissant, la quiche lorraine à la mozzarella c'est définitivement pas ça, évidemment tout les gens que j'aime me manquent, j'ai envie de revoir le port de Sète, ses gabians et le mont Saint Clair, j'ai hâte de voir si mon petit frère à fait des progrès en dessin, j'ai envie d'une macaronade ou encore de raviolis (oui, à Rome, j'en ai pas trouvé à la viande), je veux aller faire un tour au beaux arts, jouer à un jeu de société, bref retrouver tout ce que j'aime dans mon pays ...


(Sinon, avant les vacances, j'espère tout de même avoir le temps de vous parler de Saint Antoine de Padoue (si, si), du parc des Satyres et peut être de quelques autres trucs ... on verra !)
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lundi 19 septembre 2011

Stupeur et tremblement

En 2009, à l'Aquila, le 6 avril dans la nuit, la terre a tremblé. Le bilan est de 308 morts, le centre historique de cette ville d'art est détruit. Dès le matin du 6 avril, les télévisions, les médias et tutti quanti sont sur place, Berlusconi au premier rang. Les survivants sont logés dans des tentes, les pompiers et les ONG travaillent d'arrache-pied pour tirer les gens des décombres. 
Sabina Guzzanti, journaliste, débarque elle aussi à l'Aquila, armée de sa caméra. Son objectif n'est pas seulement de couvrir l'évènement : elle est venue pour enquêter, pour mettre au jour la démagogie Berlusconienne, sa propagande, ses magouilles juridico-financières. En s'appuyant sur l'exemple de l'Aquila, Sabina Guzzanti démontre, point par point, comment le Cavaliere gangrène le système italien, en modifiant la loi en offrant des cadeaux financiers à l'Eglise et à ses amis, en appuyant sa fortune sur des projets immobiliers foireux soutenus par la mafia ...
Le film, Draquila, l'Italia che trema, est passé à Cannes : le ministre Italien de la culture décide donc de boycotter le festival, parce que le film de Guzzanti "offense la vérité et le peuple italien dans son entier". Je vous laisse regarder la bande annonce :



Après avoir vu le film, j'avais vraiment froid dans le dos, j'étais révoltée, de voir tout le mal qu'une personne peut faire à un pays, à une culture, à des gens. Je vous conseille vraiment de le regarder : pour la prise de conscience, pour le réveil politique, pour le sceau d'eau sur la tronche. D'autant plus que la loi qu'utilise Berlusconi pour faire passer ses abus de pouvoirs existe aussi en France, et qu'en mettant n'importe qui au pouvoir, on prend le risque de vivre les mêmes abus. 
Je m'explique : la loi italienne (et la constitution française aussi), prévoit qu'en cas de "situation d'urgence", le chef du gouvernement peut s'alléger ou déléguer les pouvoirs de son choix pour une période de temps de son choix (dans la limite de son mandat). En France, De Gaulle l'a utilisée lors de la guerre d'Algérie. En Italie, Berlusconi a légèrement modifié le texte de la loi : il peut désormais s'attribuer ou déléguer les pouvoirs de son choix à une personne en cas de "grand évènement" comme en cas d'"urgence". Sabina Guzzanti en parle mieux que moi dans son film, mais il Cavaliere ne se prive pas de ce pouvoir. Par exemple, une visite Papale à Sienne peut être déclarée "grand évènement" : l'occasion de donner en toute légalité de l'argent public à l'Eglise. Dans les camps de réfugiés de l'Aquila, il peut aussi supprimer les libertés publiques ...
Cet exemple est à mes yeux le plus inquiétant : il montre à quel point une démocratie dépends de la personne qui l'incarne au pouvoir. 
J'espère vous avoir donné envie de voir le film ...
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lundi 29 août 2011

De bon matin

En cherchant des informations sur internet ce matin, j'ai trouvé une vidéo qui m'a fait beaucoup rire. Elle compare le mode de vie des italiens à celui des européens. Alors, c'est farci de clichés, les européens y apparaissent comme des gens bien propres, courtois, Mr Parfait en gros, tandis que les italiens sont montrés comme bordéliques, bruyants et obstinément contestataires, mais comme dans toute caricature, il y a du vrai.



Ce que je trouve surtout vrai, c'est tout ce qui concerne le bus, les piétons la circulation ... che casinò ! (quel bordel)

Enfin je m'en retourne à ce fameux bazar qui me plaît pour le moment beaucoup ! Et puis bon, en France aussi on applaudit dans les avions et on a une administration terrible ... 
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