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mardi 17 juillet 2012

Le feuilleton des examens

Ah, les examens ... douce période pendant laquelle on ne s'ennuie guère ! Surtout en Italie, à Rome, Sapienza, faculté de Lettres et de Philosophie, département d'études italiennes, 4 ème étage, deuxième couloir, à gauche. Oh, non, on ne s'ennuie pas !
Aujourd'hui, je me suis réveillée vers 9 heures afin de me rendre à la fac pour un oral prévu à 10h30. J'imprime la "ricevuta", document que la prof doit signer si je réussit l'épreuve. Je prend le métro, j'arrive à l'heure (même pas une petite grève ? ah pardon on n'est pas vendredi).
Dans le couloir, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens. La prof, une petite vieille un peu frêle se hisse sur les marches d'un escalier et commence le traditionnel appel qui précède les oraux en Italie. Au bout de quelques instants, j'entends sa voix buter contre un nom aux consonances tudesques, puis s'exclamer :
" - Mais vous savez que vous, les erasmus, vous ne pouvez pas passer cet examen ?!"
WHATWHATWHAT ??!!? Il s'agit de la dernière session, si je ne peux pas le passer, il me manque 12 crédits, je n'obtiens pas ma licence et je vais préparer des hamburgers chez mcdo au lieu de partir à Lille en master. Je vais pleurer.
" - Mais, comment ça ? Pourquoi ?
- Parce qu'il s'agit de l'examen d'un cours qui a eu lieu en 1911, précise la prof
- Euh ... on est au XIX ème siècle !, s'exclame une voix au fond
- Oui, c'est pareil, c'est un examen d'un cours de 2011, de l'année dernière, vous ne pouvez pas le passer, c'est comme ça.
- Et comment on fait, alors ?
- Vous revenez en septembre."
HEIIIING ?
" - Mais madame, on y est plus, nous, en septembre !
- Bon, débrouillez vous avec le bureau erasmus, moi, en tout cas, je ne vous fais pas passer."

ma réaction

Heureusement, j'avais mon porte bonheur avec moi et la fortune nous fut clémente. Le bureau erasmus était ouvert. 

le ... le bureau erasmus est ouvert ? pour de vrai ?

" - Ah, la signora F*** ... oui, elle nous fait souvent le coup. Bon alors vous prenez ce document, elle doit le remplir, le signer et le tamponner après votre exam, puis sur internet, il faut qu'elle vous inscrive au cours de l'année 2012. Si elle refuse, vous lui dites de nous téléphoner. Ca va aller."

Ouf. Les employés des relations internationales sont souvent gentils, heureusement. On était mal, on se sent un peu mieux.
Retour au 4ème étage. La prof débarque, scotche sur le mur une liste de noms longue comme 4 feuilles A4 mises bout à bout. On l'attrape au vol :
" - Madame, on a réglé ça avec les relations internationales, il faut que vous ...
- Basta, s'ils ont trouvé une solution, d'accord, oui, oui ..."
Et elle s'en va. Oké. On s'approche de la liste de noms, et là, ravie, je découvre qu'en fait, je suis 75ème sur je-sais-pas-combien et que je ne passe que vendredi. Gé-nial.
Mais ne partez pas, mon histoire ne s'arrête pas là ! Oh non.
L'allemande et moi discutons, il s'avère qu'elle est très sympa, qu'elle viens de Heidelberg et qu'on a choisi d'étudier le même roman que moi. On partage tranquille nos points de vue quand arrive une étrange personne : une grecque, complètement décoiffée, en tongs et mini short, précédée par une odeur entre mille reconnaissable, celle de l'alcool.

"Hi, gi-girls"
La meuf est à la bourre, elle comprend pas un mot d'italien, et quand on essaie de comprendre son problème, elle se met à gueuler :
"I just want a fucking signature ! You know ! Just a fucking signature !!"
Slow down, girl. On fini par comprendre qu'elle considère que les erasmus ne sont pas supposés aller en cours, qu'ils n'ont pas à lire les livres ni à étudier, et que les crédits leur sont dus. La meuf raconte n'importe quoi, elle dit qu'elle n'a pas l'intention de répondre aux questions de la prof :
"We're erasmus, you believe we're supposed to study or what ?!"
Ben, euh, en fait ... c'est le principe d'une mobilité étudiante, c'est que tu vas dans un autre pays pour étudier. Mais elle ne s'arrête pas là, et s'allume une cigarette en plein milieu du couloir, avant de proférer, super fort et en crachant sa fumée au visage de tous :
"Italians are all ignorants ! They don't know english ! They're stupids ! What are they doing at school ?!"
Ca y est, tout le monde la regarde, et par la même occasion, nous regarde.

"what the fuck do you want ?!"


 On réussit à la pousser dehors ou elle finit sa cigarette pendant qu'on affiche des sourires gênés en regardant alentour. Quand elle revient, elle n'est pas pour autant calmée.
Arrive alors la prof. La grecque se jette sur elle. Sans préambule, elle lui sort, dans un italien très approximatif :
" - Hey ! Moi je fais pas examen, je pas tudié. Je veux signature ! Juste signature !
- Mais vous savez que vous êtes obligée de passer l'examen et que vous devez avoir des connaissances pour obtenir cette signature ...
- Non, je erasmus, et erasmus n'étudient pas. Comme ça, normal. Nous pas travailler. Mais je veux signature." 
Et là ... la prof, complètement vénère, se met à gueuler sur la grecque que son comportement est intolérable, et qu'elle ne signera rien du tout. La grecque passe alors en mode guedin et se met à insulter la prof en grec. Les deux se crient dessus, tout le couloir regarde, la bouche cousue, jusqu'à ce que la grecque parte en hurlant dans sa langue à plein poumons. Méchante ambiance.

Bon là j'ai souhaité bon courage à l'allemande pour passer derrière un pareil scandale et je m'en suis allée ... pour mieux revenir vendredi, en espérant que la tempête se sera apaisée.
Je vous l'avais dit que pendant les exams en Italie, on ne s'ennuie jamais ...


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samedi 16 juin 2012

Sicilia, la spiaggia




Tranquille

En Sicile, on (= la cinquantaine d'erasmus avec qui je suis partie) avait adopté un rythme parfait bien que fatiguant :
8h30 : le réveil sonne affreusement fort, on a mal à la tête, mais quand on réussi à décoller nos paupières on se lève quand même, tels des héros le lendemain d'une bataille, mais avec beaucoup moins de charme viril.
9h00 : 50 zombies prennent le petit dej, lunettes noires sur le nez, et s’empiffrent de tartines, croissants, jambon, fromage, café, beurre, jus d'orange. Ah non, pas jus d'orange ... ça rappelle trop celui bu la veille avec de la vodka. Pas possible.
10h : départ en bus pour visiter une ville (chaque jour différente). Tout le monde dort dans le bus, la bouche ouverte, la bave aux lèvres. Arrivée, on s'étire, et c'est parti. Eglise, café, église, fontaine, café.
13h : départ pour la plage. Tout le monde est requinqué alors les espagnols, groupe majoritaire du voyage, mettent de la musique de merde et parlent très fort. Arrivée sur la plage, la meute se jette plus ou moins vite à l'eau pour jouer au beach volley dans les vagues, activité entrecoupée de pauses bronzette.

à écouter une fois/jour minimum.
18h : on repart pour l’hôtel. Sommeil bouche ouverte dans le bus. Tout le monde est mort. 
20h : un repas à l'hôtel (= orgie de pâtes, de poulet et de patates) requinque le groupe, qui, la panse bien pleine, retourne dans sa chambre se livrer à son activité favorite : la préparation des cocktails avant la fête.
22h : rendez vous sur la plage/en boîte/dans la piscine pour festoyer tous ensemble : l'occasion de parler avec plein de gens qui sont d'un pays qu'on connaît pas, de danser et de boire des cocktails.
3h-6h du matin : coucher des braves.
8h30 : ... gnééééééééééééblblblblblb ...

Tout ça pour dire qu'à force d'une plage par jour, j'ai vu plus de sable blanc et d'eau turquoise que jamais. Revue de mes spots* préférés 

* ouais c'est trop hype de dire spot t'as vu. même si je crois que c'est que pour le surf, on s'en fous, c'est trop fun


 Mondello, c'est la plage de Palerme, plus ou moins dans la ville. C'est un endroit de fou composé de sable blanc, d'eau très très claire, de panorama de montagnes, de location de pédalos et de baraques à panini. Un lieu tellement beau que dans un élan d'enthousiasme, je m’exclamais, en courrant à l'eau : "c'est la plus belle plage du monde", hardeur tempéré par mes camarades "peut être pas, quand même".
Bref, c'est très très beau.

T'as vu ? C'est bô
Des mecs qui avaient des bonnes idées ont construit ce bâtiment sur pilotis au bord de la mer, ça fait rêver
Attraction de bord de plage flippante


Y a-t-il des fans d'Andrea Camilleri dans la salle ? Si oui, vous avez peut être entendu parler de la scala dei turchi dans l'une des enquêtes de Montalbano. Ou alors le village de Vigata vous dit quelque chose ? Eh bien, il n'existe pas, mais s'il existait il ne serait pas loin de cette plage merveilleuse.
La scala dei turchi (pourquoi des turcs ? je ne le sais pas et wikipédia non plus) est en fait une grosse masse de roche calcairo-argileuse qui a une forme d'escalier. C'est très blanc, ça fait quasi mal aux yeux mais on peut sauter dans la mer bleu bleu bleue, aller jusqu'en haut et s'allonger dans les "transat" naturellement formés par la roche. Trop bien.



Et pour finir, la plage du dernier jour, la plus belle. A Taormina, en plus d'un théâtre gréco romain perché sur la montagne avec vue sur l'infinité bleue de la mer et du ciel, il y a la plage d'Isola Bella. C'est une plage de galets (pas très confort donc) quasi envahie de transats payants à la journée (comme nous a dit un mec sympa à l'épicerie au dessus de la plage : "s'ils pouvaient faire payer l'air, ils le feraient"). On devrait militer pour la gratuité totale des plages, qui doivent rester le divertissement gratuit, pour tous. Parce que j'imagine qu'en très haute saison touristique le petit bout de plage gratuite (spiaggia libera comme disent les italiens) doit être complètement affollato (= bondé). Vive la plage libre et mort aux transats !
Bon et l'île belle elle est où ? J'y viens !
Isola bella c'est une genre de presque île, enfin ça dépend, parce qu'on peut y accéder à pied avec de l'eau jusqu'à mi-mollets. Évidemment pour se promener sur l'île il faut payer, mais je pense qu'il y a moyen de gruger pendant la pause pipi de la meuf. Pour ma part, c'était le dernier jour, j'avais les poches un peu vides et le porte feuille qui pleure et j'étais trop fatiguée pour passer deux heures planquée derrière un buisson à guetter la gardienne. Mais c'était beau de "dehors" aussi !

Je m'arrête là, bien que toutes les plages ou nous sommes allés étaient belles, ces trois là sont mes préférées. En revanche, attention aux méduses !
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lundi 4 juin 2012

O bella Sicilia prima parte

C'est le silence radio sur le blog depuis le 22 mai. La raison est très simple : j'ai passé huit jours à faire le tour de la Sicile (et maintenant que je suis revenue, mon livre de latin est mon meilleur ami - enfin, il essaie). Je suis partie avec l'association ESN Roma Tre (ce qui signifie Erasmus student network, Rome Tre c'est une fac) et ce fut un voyage fort inspirant. Mon premier voyage organisé en tant que zadulte (le dernier remontait à mon voyage scolaire à Naples), ma première fois en Sicile, ma première fête dans une piscine (non privée j’entends), mon premier temple grec, ma première fête dans un train ... Un voyage riche en expériences !
Et puis surtout, on a enchaîné les coins de paradis. Plage merveilleuse, petit village de carte postale, plage merveilleuse, église superbe, plage merveilleuse, ruines magnifiques, plage merveilleuse ... le programme était bien ficelé et je suis revenue avec plein d'images dans la tête et de photos dans mon ordinateur.

On dirait une carte légendée par un élève de 4 ème peu consciencieux mais c'est le parcours que nous avons suivi

Le voyage 


Comme d'hab, c'est à Termini que ça commence. Au Mac Do de Termini, vers 21 heures, pour être plus précis. Bien que je répugne à consommer les hamburger de l'ami Ronnie, pour des raisons éthiques mais aussi parce que je suis dans LE pays de la bonne bouffe pas chère, j'ai besoin de me nourrir et je ne peux pas me permettre de perdre mon troupeau (enfin mes amis, quoi). Une fois le ventre plein de nourriture de basse qualité camouflée par un goût de graisse, on se dirige vers notre train.
Mais comment voyagent 50 personnes d'une association erasmus, vous demandez vous peut être. Laissez moi vous raconter !
Première étape, fastoche, trouver les organisateurs, un compartiment, s'assoir, ranger les valises.
Deuxième étape, déboucher le vin rouge, tranquille.
Troisième étape, sociabiliser avec les autres nationalités : un peu plus dur. Forte d'une volonté d'acier, je choisis un compartiment au hasard et lance un jovial "ciao" a six ou sept inconnus tous espagnols. Bon, une fois les présentations faites, ils reviennent à des private joke dans la langue de Don Quichotte, je m'en vais penaude.
Quatrième étape : aller donner les sous aux organisateurs (oui, il faut bien payer son voyage à un moment donné et en Italie tout se fait en liquide), qui nous remettent un sachet contenant un pistolet à eau, un badge ESN, du nutella et le programme.Nous sommes parés.
Cinquième étape : mettre l'ambiance. Les soirées erasmus jouissent, comme certains le savent peut être, d'une certaine réputation de grosse beuverie sur fond de musique genre "tube de l'été" (mais toute l'année). A force de fréquenter à raison d'une ou eux fois par mois ce genre de fête, j'ai d'ailleurs largement affiné ma connaissance de chansons pourries avec un refrain que tout le monde est capable de crier en cœur.
On ne pouvait donc pas manquer une occasion comme celle d'un voyage en train de nuit pour faire la fête ! Haut, les bouteilles ! Fortes, les enceintes ! Chargés, les pistolets à eau ! Que tout le monde crie "Whouuuuu" !  ESN Roma Tre est dans le train et fout le bordel !



La preuve en images ! Je fais une petite apparition dans la vidéo, tiens, j'envoie une carte postale du Pape au premier qui me trouve et qui me dit à quel moment en commentaire (trop ouf, non ? un concours sur mon blog)
Autant vous dire que si au début, les contrôleurs ont tombé la veste et bu un petit verre avec nous, quand tout le monde s'est mis à se battre avec les pistolets à eau, et de la crème chantilly, ils ont envoyé le big chef et ça a été fini de rigoler. Bien que demi heure après, ce naïf de big chef était reparti et le poulailler a recommencé à s'agiter en piaillant.
Vers 3 heures, j'ai laissé les survivants continuer à hurler et j'ai rejoint ma couchette où j'ai passé la nuit à avoir peur de choper la gale à cause des couvertures (une amie m'ayant raconté une sombre histoire similaire de copine malade après contact avec une couverture sale dans un paris barcelone).




La suite pour la prochaine fois, ma pause révision est déjà trop longue !


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lundi 23 janvier 2012

Vis ma vie d'étudiante erasmus

Il est une heure du matin. Je n'arrive pas à dormir. J'essaie de lire mais mon bouquin m'emmerde. Je farfouille dans mes papiers quand je tombe sur la convocation de mon examen d'histoire de l'art, que je pensais être mardi. Big News, me dit la covoc', ton exam c'est le 23, soit demain, et c'est à 9h. Il te reste 6 heures, 11 minutes et 42 secondes de sommeil.
Panique à bord. Vers 2h du mat', je m'endors tout de même.
7h30, le réveil sonne sournoisement. Douche, café, révisions ultimes, métro, arrêt à la pâtisserie, j'arrive dans la salle de cours. Info 1 : on est 78 à passer l'exam aujourd'hui. Info 2 : le prof est en retard. Info 3 : les erasmus passent en dernier. Aaaaaaaargh !
10h. Je pars au supermarché acheter des gâteaux. Je me goinfre de gâteaux. Le magnésium, ça déstresse.
11h. Je discute avec Lucile, étudiante française, qui a beaucoup plus bossé que moi.
Je remange un gâteau.
11h30, un type traverse la salle et vient nous demander si on est là pour passer l'examen. Non, on joue à la scopa, connard, que je lui répond.
12h, une dame nous conseille de nous avancer au premier rang de la salle de cours, ça va être à nous (oui, en Italie, les oraux sont fait dans une salle remplie de gens qui attendent en bavardant plus ou moins discrètement, et 8 professeurs font face à huit étudiants serrés comme des sardines, autant dire que ça envoie niveau volume)
12h15, le gros prof qui fait peur et à la grosse voix caverneuse se lève, me regarde, et me dit "C'est à vous". AAAAAHHH
" - Vous avez votre manuel ?
- Pardon ? Faut amener des livres ?
- Ben oui ... comment on fait sinon ? Bon, c'est pas grave, je vais en chercher un à la bibliothèque."
... suspens ... beaucoup ... trop ... long
" - Bon on va commencer par quelque chose de facile, parce que sinon on va me traiter de méchant ... Connaissez vous cette image ?

- Oui, c'est une oeuvre de Masaccio, Adam et Eve chassés du paradis ...
- Et en quoi est-elle originale ?
- Parce qu'ils sont nus, que leur expression est différente de l'iconographie de l'époque, et également par la présence d'éléments architecturaux en perspective ..."
Oh, je m'en sors comme une boss.
" - Ok, c'est bien, on va passer à une autre image ...


" - ...
- Alors ?
- ...
- Vous pouvez peut être me citer l'école ? Sud ? Nord ?
- Nord ... ? Venise ? (jamais vu cette oeuvre de ma vie)
- Oui ... C'est bien, vous arrivez à situer, mais l'auteur ? T ... ? Tin ? Tinto ... ? Oké bon image suivante."
Il me montre alors 4 images que je ne connais absolument pas, je suis pas foutue de lui sortir quoi que ce soit, je panique, je me dit "c'est foutu", quand il tourne la tête vers la responsable de l'exam et lui demande si les erasmus sont sensés connaître ces trucs là ou pas ... Gros blanc ... "Oui."
Meeeeeeeeerde
" - Mais, euh, en fait ... je pense que j'ai mal travaillé ... je savais pas qui était important et qui ne l'était pas comme peintre ... Mais attendez ! Si vous voulez, je vous dit ce que je sais, ce que j'ai travaillé.
- Huuuuuuuuuuuuum. D'accord.
- Alors je me suis intéressée surtout au Quattrocento et à Florence, qui voit emmerger une nouveauté artistique, la perspective (... blabla sur Piero della Franesca ...) et donc voilà.
- Et sinon ?
- Eh ben y avait aussi des architectes comme Brunelleschi (... je m'embrouille un peu les pinceaux linguistiquement ...) et puis alors ...
- Va bene, pour moi c'est 28.
- Heing ?
- 28/30, parce que c'est bien. Vous avez des repères, vous connaissez des choses, c'est très bien."
Woputindemerd !! Je tremble comme une feuille en tendant la ricevuta à la secrétaire qui me regarde un sourcil en l'air, dubitative, avant de m'offrir un chocolat. Wooooooput*decazzodim*rdaetvafancullowowaaaaah ! J'AI REUSSI MON PREMIER ORAL !! Le cœur léger, je me dirige en chantant "Yambé yambé yambé yambé la founicouli founicoula" vers le rdv avec ma coloc et Solène qui m'attendent pour aller manger des lasagnes dans une cantine du quartier. BONHEUR.
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samedi 7 janvier 2012

Stress des exams

1, 2, 3 ... et plouf !


En ce moment, je plonge la tête la première dans l'histoire de l'art. Avec ma liste de peintres, d'églises et de musées, je me réveille baroque, je mange maniériste et je termine ma journée par un détour chez les humanistes. Heureusement que ma coloc est rentrée et qu'on sort boire quelques bières le soir parce que le nervous breakdown guette. Je m'embrouille les pinceaux, entre les fresques (qui ont tout un nom qui commence par "Le triomphe du divin ..."), entre les peintres (merci à la mode du prénom "Andrea" à l'époque : Pozzo, della Robbia, Sacchi, ...), entre les dates et les époques. Et surtout, je commence à avoir peur de l'examen. Il faut savoir que je vais affronter un type d'oral résolument nouveau. Le concept ? Tu te pointes, comme ça, en chantonnant, et un mec de pose des questions, là, à froid. Genre "Coucou tu sais qui c'est Daniele da Voltera ? Ben raconte moi sa life, tiens. Ça va nous occuper". Moi qui en France suis une stressée des oraux, qui m'enregistre sur mon portable pour réécouter ma prestation avant de me présenter, qui prépare de minutieuses fiches organisées par points avec des mots clés et reports de citation ... eh ben j'angoisse. 

Heureusement, "sono ERASMUS" !

et je prie très fort en faveur de l'indulgence du professeur.
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mardi 27 septembre 2011

J'ai testé pour vous ...

... une soirée open-bar. Ils ont un peu tendance à mettre la barre haut, à l'ESN, l'assos erasmus. Du genre dix huit soirées par semaine (alors qu'il n'y a que sept jours dans une semaine, on est d'accord). Là, ça s'appelait "Welcome Party Open Bar 8 euros", alors on s'est dit "pourquoi pas". Donc on se pointe à 23h30, l'heure où doit commencer la beuverie soirée, et on fait la queue devant la boîte. Quand arrive mon tour évidemment j'ai pas pensé à sortir ma carte ESN, je la cherche, encouragée par le vigile qui me regarde et s'exclame "Cazzo !". Super, déjà il pense que je suis assez neuneu pour ne pas connaître l'Insulte préférée des romains (qui veut dire à la fois bite, putain, chier et autres choses délicates). 
On rentre dans la boîte, décorée tout de noir et de blanc genre canapés faussement baroques, moumoutes sur certaines parties des murs et rayures black and white absolument partout. 
On est où, là ??

[Mise à jour : j'ai pu récupérer une photo officielle ... on est les seules et uniques à faire des grimaces, sur ces photos où tout le monde possède une peau parfaite (50 % plastique, 20 % polyester, 30 % elastane)]

Tchiiiiiiiiiiiiiiise !

Au bar, toutes les serveuses font la gueule, et ce depuis tellement longtemps que leur visage semble s'être figé dans une expression toute en longueur, bajoues flageolantes et coins de bouche en berne. Elles enchaînent le service, concoctant rhums coca, vodka lemone, et gin chépakoi. Franchement, c'est pas bon. Mais bon, on est venues, on boit. La boîte se rempli au fur et à mesure jusqu'à devenir pleine à craquer. Toutes les meufs sont archi sapées en mode tout moulant sexy/biatch (moi, je porte un short grosse fesse et un t-shirt noir), et les garçons sont en chasse. Oké, je recommence : je suis où, là ??? 
La musique retentit, le DJ se donne à fond et nous sert des tubes à deux balles remixés par ses soins : genre, c'était pas assez de la daube, alors j'ai fait un remix. Booooooooooooon. Je vais reprendre un verre, je crois. Au bar c'est la guerre, ça pousse autant qu'à un concert d'Iron Maiden, moi très subtilement je m'amuse à mettre la main au fesses de mes copines pour qu'elles croient que c'est un des mecs de la foule (hahahaha). Oui, bon, il faut bien rigoler un peu de temps en temps. Au bar les serveuses mettent n'importe quoi dans les verres, tu te retrouves à boire des trucs de plus en plus immondes, mais bon. On sort prendre l'air. Ouf !
Dehors on parle avec des gens, en français (oui parce que c'est un peu ghetto les soirées erasmus, les italiens n'ont pas le droit de rentrer dans la boîte à moins d'être membres de l'assos), y a que des français ça suffit. Je retourne dans le bar avec Noémie pour prendre un troisième verre (hips), mais là, c'est fini, ils arrêtent l'open bar, faut payer. Ouais bon vu comme les verres sont dégueu moi ça ne me dit rien. Noémie va au toilettes et moi je rejoins mes copines dehors, sauf que le portier me dit "Si tu sors, c'est pour toujours, tu peux plus rerentrer" 
Alors d'accord, en fait ils prennent en otage tout les gens attirés par un open bar qui ne dure que deux heures et après ils les coincent dans la boîte où s'ils veulent rester les verres sont devenus payants. Wawawawaw, j'ai un peu l'impression que ça sent le pigeon. Je vais donc prévenir Noémie au toilettes. Ah, oui, les toilettes, un morceau tout particulier de poésie : déjà, il y a la queue. Et ne t'avise pas de doubler pour rejoindre ta copine sinon ça va grogner chez les femelles, voire même attaquer. Ensuite, il y a madame pipi. Une petite mémé qui me fait bien de la peine de travailler là, à donner le papier à une bandes d'ivrognes et de devoir assister aux vomis des plus saoules d'entre elles. Du coup, elle était très méchante et criait sur tout le monde. Et pour clôturer le tout, c'était tellement la jungle dans ces chiottes (d'ailleurs ils les avaient décorés dans ce style : feuilles de palmiers sur les murs, éviers chelous en fausse ivoire : impayable !!) qu'à un moment y avait même les vigiles.
Donc je retrouve Noémie dans cet enfer vert, je me fais agresser par une meuf qui croit que je double, on sort enfin de ce vieux bouge puant et on s'extirpe de la boîte. Je préfère encore pisser entre deux voitures. 
Bref, j'ai (sur)vécu à une soirée open bar.

Ah, et j'ai pas de photo. On avait mis les sacs au vestiaire. Vous voulez quand même une photo ? Vous êtes sûrs ? Vous ne le regretterez pas ? Oké, éloignez les plus jeunes, j'envoie la photo ! 

"Qui veut qu'on lui casse la gueule en premier ?"
(je triche un peu pour la photo, on l'a prise à l'aller dans le métro)
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lundi 26 septembre 2011

Les copieurs !

J'ai plein de copains qui sont partis en erasmus, cette année. Une à Birmingham, l'autre à Postam, une à Vienne, l'autre à Heidelberg, et un dernier à Cracovie. Ces petits coquins m'ont tous copié, et ont ouvert leur propre blog pour raconter leurs aventures rocambolesques. Mais je leur en veux même pas, au contraire c'est trop bien parce que ça permet d'avoir des nouvelles (pas très personnalisées, certes, mais pour ça y a encore les mails). Du coup, si ce blog vous plaît mais que vous en voulez encore, ou que vous trouvez mes petites histoires gentilles mais que vous avez envie d'aller voir ailleurs, vous pouvez cliquer sur les images ci-dessous qui vous transporterons -pour pas un sous- directement en Autriche, en Allemagne ou en Angleterre.

et hop, je vais faire un tour en allemagne ...

   
Quoique, l'Angleterre ça m'a l'air pas mal aussi ...
Pour finir, allons prendre le frais en Autriche !

Julie elle a quand même copié même le nom du blog (en même temps, c'est pas comme si j'avais inventé un truc ultra original avec mon "a year in rome" que j'aurais pu mettre en italien mais que je savais pas trop le dire quand j'ai créé le blog ...) Ah et Adrien aussi à son blog mais je crois qu'il a abandonné, car il ne publie plus depuis un mois et demi :/
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jeudi 4 août 2011

Fric, angoisse du départ et autres problèmes

Aujourd'hui je vais parler un peu du plus gros problème de beaucoup d'étudiants, soit l'argent. Problème qui préoccupe d'autant plus quand on projette de partir à l'étranger : il faudra payer le voyage, payer un logement parfois beaucoup plus cher, acheter plein de livres, de dictionnaires, de petits objets qu'on avait chez nous mais qu'on a pas pu emporter, mais surtout, en Erasmus, on visite, on se balade, on sort, on fait le touriste, beaucoup plus que dans notre ville d'origine.

Mais heureusement, des solutions s'offrent à nos pauvres compte en banque agonisants. La première, c'est la Bourse Européenne de Mobilité qui a l'avantage d'être versée à tout les étudiants boursiers, même échelon zéro. En plus, son montant est le même pour tout le monde ! Cette année, il semblerait qu'il ait diminué : l'information est encore vague mais les erasmus 2011/2012 devraient toucher environ 300 euros par mois, contre 400 l'année dernière. Cependant, le gros, gros inconvénient de cette bourse c'est qu'elle est versée tout les trois mois ... 
Pour l'obtenir, il suffit de fournir la notification de bourse du CROUS pour l'année universitaire à venir, et de la donner aux relations internationales de sa fac (du moins ça se passe comme ça à Montpellier).

Ensuite, les boursiers du gouvernement français, ces veinards, conservent leur bourse habituelle : un échelon 6 peut donc se retrouver avec environ 400 euros de bourse nationale + 300 de bourse de mobilité ... ce qui assure un certain confort.

Et pour finir, ceux qui ont vraiment de la chance vivent dans une région ou un département qui offre des aides aux étudiants ayant un projet de mobilité. Là, c'est un peu la galère de trouver une info, il faut fouiller les sites internet ou poser directement la question au responsable des erasmus sortants. Dans le Languedoc Roussillon et dans l'Hérault, j'ai cherché c'est pas la peine, y a rien du tout. 


J - 19 !!!
(ou banane matriochka fourchette sucres)



Sinon à part ça le départ approche de plus en plus, j'y pense environ tout le temps, je stresse de plus en plus de devoir quitter mon amoureux et mes amis ... Mais quand j'arrive à ne pas penser aux aspects négatifs j'ai hyper hâte d'arriver, de découvrir, de rencontrer, des gens, des lieux, des choses, des idées, et tutti quanti :) Mais le plus dur quand même c'est de laisser son amoureux !
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dimanche 17 juillet 2011

Se loger

A Rome, une vraie galère ! Pour ma part, j'ai la chance d'avoir presque sûr trouvé mon bonheur par l'entremise de Sylvette qui connaît des gens absolument partout. Si tout va bien, à mon arrivée à Rome je devrais rencontrer Marina, la propriétaire et colocataire, et trouver une place dans son appartement où vivent déjà une étudiante parisienne et une musicienne argentine. Même si j'ai eu de la chance, je voudrais proposer un petit weborama des adresses de petites annonces de logement ...

Avant de commencer à chercher, il faut déjà savoir plusieurs choses. Pour commencer, Rome est une capitale, c'est donc une ville chère où beaucoup d'étudiants sont à la recherche de l'appartement idéal. Pour compenser l'aspect exorbitant des prix, beaucoup de romains (et à ce que j'ai compris beaucoup de jeunes italiens) optent pour la chambre double (camera doppia). On trouve ainsi de nombreuses annonces proposant de partager une chambre aux lits jumeaux, aux bureaux jumeaux ... à chacun de voir s'il peut le supporter (pour ma part, la doppia, c'est no way) 

Le premier site à visiter c'est celui de l'association Erasmus de Rome, l'ESN, qui propose un "guida erasmus a Roma". On y trouve référencés les principaux quartiers de Rome, notés selon différents critères (sécurité, connexion avec le centre, prix ...). Y figurent aussi des petites annonces réservées aux erasmus, pour lesquelles il faut avoir un identifiant, fourni par la Sapienza. 

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Ensuite, il y a porta portese, qui correspond au bon coin français. Le site est pas trop lisible selon moi, on s'y embrouille un peu surtout si on est pas trop à l'aise avec l'italien ... Mais il est toujours bon à connaître

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Et enfin celui que je recommande le plus parce qu'il regorge vraiment d'annonces, c'est easystanza. Ce site existe d'ailleurs dans de nombreux pays sous différents noms : appartager, easyroomates, ... L'avantage, c'est qu'il est dédié uniquement aux colocations, qu'il est clair et qu'on trouve énormément de choses dessus. Le point négatif, c'est qu'il est semi payant : si vous voulez communiquer avec un membre basic (qui n'a pas payé), il vous faut payer. 

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Et maintenant deux petites photos de ma -probablement- future chambre romaine ! 


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samedi 9 juillet 2011

Démarches administratives (2)

Au bout d'un moment, une réponse finit par arriver. N'en tenant plus, je me suis ruée au bureau des relations internationales, dans l'espoir de glaner un début d'information. Dans le bureau, on m'a faite asseoir, on m'a demandé mes noms et prénoms, ma destination, et là, on me l'a annoncé :

"Mademoiselle ... Vous êtes sélectionnée par la Sapienza à Rome."

J'ai réagi assez rapidement et j'ai téléphoné à tout mon répertoire pour organiser une grosse fête chez moi et puis petit à petit, j'ai commencé à réaliser à quel point c'était trop trop trop bien et méga génialissime.

A ce stade là de l'histoire, c'est à dire fin février, j'avais encore le temps. Comme j'ai choisi de partir dans un pays du sud de l'Europe, au niveau des deadlines pour les dossiers, j'avais pas trop à m'en faire, on prends son temps, il fait chaud et puis à midi c'est risotto à la cantine donc hého on se calme (m'a expliqué le monsieur qui travaille aux relations internationales)

En gros, il reste à faire l'APPLICATION FORM (pour s'inscrire à l'université), le LEARNING AGREEMENT (pour choisir ses cours) et l'ACCOMODATION FORM (pour demander un hébergement - si on y a droit parce qu'à Rome, pas de cité U pour les étrangers)

L'application form m'a pas mal fait stresser alors qu'en fait c'est plutôt simple. Il suffit d'attendre que l'université d'accueil envoie un e-mail avec un login code qui permet d'accéder à l'online application form. Là, tout dépend des universités : à la Sapienza, j'ai du remplir en anglais plusieurs champs qui me demandaient quelles étaient mes expériences, mes motivations, les cours que je comptais suivre, plus les habituelles coordonnées. Une fois que ce formulaire est rempli, j'avais encore un mois pour le modifier. Lorsqu'il est finalisé, il faut l'imprimer et en faire plusieurs copies qui seront envoyées par courrier à l'université, avant le 10 juin dans mon cas (EDIT : l'adresse, si ça vous intéresse, c'est : Servicio Erasmus, Facolta di Lettere e Filosofia, Scienze Umanistiche, Studi Orientali, Piazzale Aldo Moro 5 - I, 00185 ROMA).
Quand on reçoit un mail de confirmation de l'université d'accueil, c'est bon, on peut respirer, on est pris.


Le learning agreement c'est encore une autre histoire. Il s'agit d'aller fouiner sur le site de l'université d'accueil pour trouver des cours qui correspondent à ceux suivis en France. Il faut aussi penser prendre le même nombre de crédits pour bien valider la totalité de son année. Ensuite, il faut le faire signer par le coordinateur français avant d'en envoyer une copie à l'université étrangère.
Et ça, vraiment c'était la galère. Le nombre de crédit correspond mal, en Italie, je pense (j'espère) avoir compris que les crédits sont appelés CFU ; je ne trouvait pas les plaquettes par semestre mais uniquement par année ; le coordinateur qui était sensé s'occuper de moi n'était pas à Montpellier, me donnait des rendez-vous improbables le dimanche, a mis un mois à comprendre que ce n'était pas lui qui devait signer mon papier ... La galère. Au final j'ai renvoyé un truc bancal et un peu bizarre, mais autour de moi tout le monde a fait pareil donc je me dit que c'est le joyeux bazar pour tout le monde.


Enfin l'accomodation form qui permet de demander un hébergement : je pense que c'est une démarche assez simple mais je ne l'ai pas effectuée. La Sapienza répond en effet à toute envie d'obtenir un logement par cette phrase simple, concise et sans équivoque : "You have to accomodate on the private market".


Dans un prochain article, je raconterais donc mes pérégrinations pour trouver un logement dans la capitale italienne où la chambre double se loue parfois 500 euros. En attendant, ciao a tutti !
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dimanche 26 juin 2011

C'est dimanche


Voilà la vidéo que la Sapienza fournit aux futurs étudiants Erasmus ... Je ne sais pas ce que j'y préfère, entre la traduction en français style googletrad, le décalage entre le bonhomme tout moche et les images du film, la musique ... Trop bon !
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dimanche 12 juin 2011

Démarches administratives (1)



Quelles sont les premières démarches à accomplir lorsqu'on souhaite partir en Erasmus ? 

Pour commencer, il s'agit de se renseigner sur les destinations qui sont disponibles pour votre filière. Erasmus est fait de partenariats entre départements universitaires : on ne peut donc pas aller aux mêmes endroits si l'on est en LEA ou en Lettres Modernes.

Pour connaître les destinations possibles, il fat donc se rendre sur le site de son université puis dans la section "Relation Internationales" où l'on trouve généralement un document PDF qui informe, par filière, des pays, des villes, du nombre de places, de la durée maximale de la mobilité ... Si ce document ne se trouve pas sur Internet, une seule chose à faire : se rendre aux bureaux des Relations Internationales de sa fac et demander.

Ensuite, il faut choisir où aller. Pour certains, ça tombe sous le sens, pour d'autres, c'est plus compliqué. Personnellement, j'ai trbeaucoup hésité. Londres ? Heidelberg ? Rome ? En me questionnant sur mes envies réelles, en m'informant sur les cours, en lisant et relisant les pages Wikipédia de chacune de ces villes (et surtout leur catégorie "Météo"), je me suis décidée pour Rome.

Une fois qu'on a déterminé sa destination, commence le travail d'écriture. Pour être sélectionné en Erasmus, il vous faut fournir, en plus de vos notes et d'une photo d'identité, une lettre de motivation qui sera primordiale pour le jury. La mienne faisait une page et demi rédigée en 11 avec Arial, "la bonne taille" selon une source bien informée. J'ai commencé à l'écrire un mois à l'avance environ, pour avoir le temps de la soigner et de la faire lire à tout le monde, au moins trois fois.

N'oubliez pas, si votre fac le demande, de remplir votre candidature sur Internet où vous classez vos choix et entrez vos informations. Un grand moment d'adrénaline, pour moi.

A ce stade là, vos démarches administratives se mettent en pause. Vous êtes tranquille, du moins pour un moment. Enfin, si vous êtes comme moi, vous vous retenez chaque jour de ne pas courir au bureau des Erasmus OUT en quête de réponse.

Pour illustrer cet article, j'ai pensé à cet extrait de l'Auberge Espagnole, même si je trouve qu'Internet est venu simplifier les choses (en tout cas, pour le moment, tout a été simple pour moi).
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lundi 6 juin 2011

Apprendre la langue

J'ai commencé à en parler dans l'article précédent : un des aspects intéressants d'Erasmus, c'est d'apprendre une nouvelle langue, ou de renforcer ses connaissances.
J'ai, pour ma part, décidé de me jeter à l'eau et de partir dans un pays dont je ne parle pas la langue. En italien, je connaissais il y a trois mois que les mots "cappuccino", "arlequino" et basta ! J'avais justement envie de découvrir quelque chose de nouveau, d'enrichissant. Mais évidemment, il faut se préparer un peu : je n'ai pas espoir de débarquer en Italie pour trouver un appart sans pouvoir aligner deux mots. Parler avec les mains, ça va bien 5 minutes, mais pour demander combien coûte la chambre et si le gaz est compris, y a mieux.

Mais comment faire ?

On invoque Assimil : cette méthode d'apprentissage, parfois disponible gratuitement pour les abonnés de certaines médiathèques, est basée sur l'assimilation (qui l'eut cru ?) par répétition et réutilisation des mots et des structures. On peut aussi l'acheter, mais elle est un peu onéreuse (65 euros, quoi). L'avantage, c'est qu'en pratiquant tout les jours à raison d'une demi heure depuis deux mois, j'en suis à lire Pinocchio dans la langue, je connais tout les temps du futurs et du passé, et j'ai du vocabulaire de base réutilisable au quotidien.Trop cool.

On suit des cours à la fac ... quand on est dans une fac où il y a de bons cours. A Montpellier III, quand j'ai dû choisir entre débutants et confirmés, et je me suis naturellement tournée vers les débutants. Sauf qu'en pratiquant de mon côté, en deux semaines j'avais dépassé le niveau du groupe, et plus possible de changer. Il faut dire que la prof a passé le premier cours entier à expliquer l'alphabet, le second à parler de la prononciation ... bref, plus mou, tu meurs. Mais bon, c'était un moyen d'entendre parler Italien.

On a recours au tandem : le principe est ludique, c'est gratuit et c'est sympa. Il s'agit de trouver (souvent par petites annonces), un étudiant de la langue qu'on souhaite apprendre et d'organiser une fois par semaine une rencontre d'une heure où on parle français la première demi heure et "étranger" la seconde. On peut mettre en place un chapeau avec des petits papiers sur lesquels on écrit des sujets de conversation à piocher pour ne pas sécher. Personnellement, je n'ai pas essayé cette technique, un peu par faute de temps, un peu par fainéantise.

Et pour compléter le tout, on peut toujours passer de longues heures à regarder des films et des séries en VO avec ou sans sous titres pour s'immerger de façon sympa !

De toute façon, à en croire cet étudiant italien expatrié à Londres, les profs sont assez indulgents ... Sa vidéo  rigolote (en anglais) en dit long sur Erasmus !

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dimanche 5 juin 2011

Premières questions



Qu'est ce qu'erasmus ?

Erasmus est un programme d'étude de l'enseignement supérieur qui permet la mobilité des étudiants et du personnel enseignant. Il permet d'effectuer des stages ou une partie de ses études (un ou deux semestres) à l'étranger. Ce programme a surtout mis en place des systèmes d'équivalences entre les diplômes européens : il est donc possible de troquer son cours de grammaire française contre un cours de linguistique en anglais ! Erasmus donne alors une certaine souplesse aux programmes, mais j'en parlerais une autre fois.

Pourquoi partir en erasmus ?

Pour moi, la réponse est évidente : mais parce que ça a l'air génial ! En poussant plus loin, il y a un tas de raisons qui peuvent vous motiver à vous lancer.
A mes yeux, la première, c'est l'enrichissement culturel. Vous voilà face à une formidable occasion d'apprendre une foule de choses sur une autre nation européenne : de sa façon de manger à ses expressions idiomatiques en passant par son mode de vie. Vous voilà en totale immersion.
Et c'est le deuxième intérêt : plonger dans une langue, que vous la connaissiez ou non. Car oui, c'est possible ! On peut, avec un peu de courage, décider de partir en islande bien qu'on ne parle pas un mot d'islandais, ou encore en Allemagne alors que notre souvenir le plus probant de cette langue est un vague "Karlotto ist krank" datant du collège.
Enfin, une des raisons pour lesquelles je pars, c'est parce que je pense qu'erasmus est intéressant sur le plan professionnel. C'est un moyen d'aller prendre un peu l'air et de se remettre un peu en question, peut être pour commencer à tracer son chemin ou à se faire une idée d'où on a envie d'aller.

ERASMUS, c'est donc aller de l'avant, expérimenter, tisser des liens, partir à la découverte de lieux nouveaux, et très probablement grandir un peu. Pour moi, c'est l'expérience à ne pas rater !
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Comme une présentation



Pour la prochaine année universitaire, j'ai décidé de franchir un cap : je pars à l'étranger, dans une ville que je ne connais pas, dans un pays dont je ne connais pas la langue, pour étudier et pour voyager. J'ai choisi de partir à ROME avec le programme ERASMUS pour fréquenter l'université La Sapienza pendant deux semestres.
Ouvrir ce blog, c'est à mes yeux une des étapes du voyage : un moyen de partager mon expérience, et aussi de renouer avec une forme d'écriture. Exactement ce dont j'ai envie depuis un bon moment.
J'espère pouvoir motiver à partir d'autres étudiants, et faciliter leurs démarches en racontant mes galères (administratives et autres !) et mon cheminement.
Pour me présenter brièvement, je ne dirais que l'essentiel : j'étudie les Lettres Modernes à l'université Paul Valéry à Montpellier, j'ai 21 ans, je suis en L2 et je prépare mon voyage pour ma L3. Je ne m'étendrais pas plus que ça, je n'aime pas trop écrire d'article de présentation : autant couper court et entrer dans le vif du sujet dans un autre article !
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