Affichage des articles dont le libellé est tourisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est tourisme. Afficher tous les articles

mercredi 15 août 2012

In Rome, do as Woody Allen does

Hey, il reste quelqu'un ? Youhouuu ? Allez, revenez, aujourd'hui je vous parle de To Rome with love !


Vous en avez probablement entendu parler : papy Woody Allen a tourné son dernier spot de pub pour l'office du Tourisme de Rome l'été dernier. Je vous racontait même comment j'étais tombée par hasard sur l'équipe du film, piazza di Spagna, dans la chaleur des derniers jours d'août.
Bon très vite : le film est sympa, drôle, niais, léger, mais ce n'est pas de ça que je voudrais vous parler. 
J'ai habité à Rome. Je l'ai arpenté en tout sens. Je connais la ville. Je peux donc être le trouble fête qui dit à mi-voix dans l'ombre du ciné "n'importe quoi ..." "c'est pas comme ça" "mais non tu prend la via del corso puis à droite et basta !"
Alors j'ai listé pour vous :
Les trucs-que-c'est-n'importe-quoi dans To Rome with love :

- Le policier qui régule la circulation piazza Venezia :
Au début du film, on voit un mec perché sur une estrade réguler le trafic d'une des places les plus fréquentées de Rome, piazza Venezia. Alors, rétablissons les choses : non, ça n'existe plus. La raison ? Il faudrait changer le mec tout les six mois parce qu'il décèderait d'un cancer avancé du poumon.
Pourtant, le trafic y est archi dense et c'est un beau bazar, comme on peut même le voir sur les images de google satellite (je vous laisse aller regarder, j'ai utilisé tout l'espace de stockage gratuit du blog donc je ne peux plus poster d'images ...)
Autre petit truc : le flic prétend voir Michelangelo descendant les marches du Capitole. D'une, c'est physiquement impossible. De deux, quel romain actif se balade aux heures de bureau entre le capitole et la fontaine de Trévi ? En costard au mois d'aout ? Sans transpirer ? En restant un pur beau gosse ? Je vous assure, je n'en ai jamais vu.

- L'appart étudiant bourgeois au trastevere  :
Parlons un peu de la réalité immobilière à Rome. Déjà, presque tout le monde est en coloc. Je n'ai connu personne vivant dans un studio. Ensuite, beaucoup de jeunes partagent une chambre (camera doppia) pour des motifs économiques. Car oui, une chambre, c'est très cher dans la ville éternelle. Certes ce n'est pas Paris, mais le loyer d'une chambre seul oscille entre 400 et 600 euros. Et je vous parle de quartiers abordables, pas du trastevere.
En gros, comme d'habitude, Woody ne filme que de gros bourgeois d'étudiants bien habillés qui possèdent une trois pièces dans les quartiers chics et une table d'architecture. Viens donc nous voir dans nos chambres, Woody, en pyjama, l’œil pâteux fixé sur un manuel d'occasion pendant que de la main on boulotte distraitement des pâtes de la veille. Adieu, glamour.

- Se perdre dans les rues :
Au début, un des personnages se met en quête d'un coiffeur et se perd complètement dans rome, errant de la via del Corso à la piazza del popolo pour finir dans le ghetto. Je tiens à le dire : elle est vraiment pas douée. Au début, je ne parlais pas italien et je ne me suis jamais autant perdue. Je tenais à le dire.

- Allez, les copains, on va s'introduire dans les ruines la nuit, trop fun ! 
Elle crois quoi, Elen Page ? Être une rebelle trop originale ? Mais bon, quand l'Office du Tourisme donne les clés, c'est un peu plus tranquille. Parce que oui, on a essayé, bien entendu, de s'introduire dans les ruines de nuit. J'étais avec un pote, à Circo Massimo vers 3h30 du matin. Selon les dires de mon ami "il y a un trou entre deux barreaux". On cherche, donc. On contourne la grille maintes fois. Rien, pas de trou. Escalader ? No way, y a du fil barbelé partout. On est rentrés à la maison bredouilles et le lendemain on y est retournés, mais par l'entrée officielle, cette fois.
Ah, la magie du cinéma. 


Bien entendu, je critique parce que je peux faire un peu la belle, Moâ, j'ai vécu à Rôôôme chère Madâââme ! Mais je sais très bien que le cinéma de Woody Allen ne cherche pas forcément le réalisme, mais qu'au contraire il se complet dans une réalité fantasmée, légère et amusante (surtout les derniers films de papy le Touriste). D'ailleurs, il a été contacté par Jérusalem qui aimerait bien rebooster son nombre de visiteurs annuels en redorant son blason, rien que ça !
(lire à ce sujet : sur l'exprès
sur courrier international)




Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 24 juillet 2012

Derniers instants à Rome ...

... mais en excellente compagnie ! Ceci est probablement mon dernier article écrit depuis la ville éternelle/aux sept collines/du pape/de la carbonara/... C'est triste, fou, étrange, mais ça, j'en parlerais dans un autre article, que j'écrirais quand le temps m'en sera donné. En attendant, place à deux supers amis d'amour qui restent jusqu'au 31 et avec qui je quitterais la ville. En gros, ça va être la semaine de toutes les dernières fois, pour faire tout ce que je n'ai pas eu le temps de faire jusque là, pour faire un million de photos ... en rentrant en France, je raconterais tout ici ... si j'en ai le courage !

ps : aujourd'hui je suis blog du jour sur 1blog1jour ! Wahou la classe, merci à eux :) 

Victor dans toute sa forme !

et Manu avec qui j'essaie toujours de faire de la magie avec le feu 
Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 5 juillet 2012

Passeggiata dans les jardins de la villa Aldobrandini

Oui, c'est un peu mort par ici. Ben oui, j'ai pas d'histoire folle à raconter, pas de voyage rocambolesque, pas de rencontre spéciale, pas d'évènement fou fou. Pourquoi ? Parce qu'il fait chaud.
On dirait que tout le monde est mort à Rome. Les bus ne passent plus que paresseusement. La journée, les rues sont désertes. Les volets sont clos. En face de ma fenêtre, il y a une petite vieille assise à l'ombre sur son balcon qui n'a pas bougé depuis 3 semaines. De temps en temps je l'aperçoit et me rappelle dans un sursaut effrayé qu'elle est là, dans l'ombre, le corps inerte mais les yeux bien vifs. Elle me fait un peu flipper.
Du coup, on s'adapte. La nuit, il est difficile de dormir avant 2 heures du matin (voire plus) à cause de la chaleur qui rend nerveux. On va mettre les pieds dans la fontaine à côté de la maison en attendant que la chaleur tombe. On s'endort tard et le matin c'est de nouveau la chaleur qui nous réveille, luisants, les cheveux dressés sur la tête. On se jette sur les glaçons, on fait du café glacé. Jusqu'à 18 heures on essaie de rester terrés sous le ventilateur sans sortir de la maison. J'essaie de réviser. Ma coloc compte ses poils au jambes. L'aiguille de la pendule fait tic-tac. Vers 18 heures, lassées par l'ennui, on se décide à sortir, boire de l'eau fraiche dans un parc pendant qu'enfin, le soleil se couche. C'est comme ça que j'ai découvert les jardins suspendus de la villa Aldobrandini.
Rien que le nom fait rêver, non ?


Statues sans têtes, bancs sans assise, herbe jaunie ... l'ambiance est au temps arrêté dans ce jardin si calme et pourtant en plein milieu de Rome, à deux pas du Colisée et de Piazza Venezia. Tout les amoureux de Rome sont là pour admirer le coucher de soleil (même si quand on se roule des pelles pendant deux heures et demie sans respirer, je me demande ce qu'on en voit, m'enfin).


Qui c'est qui trouve ce que c'est le monument qu'on voit au fond ?
Pour nous, c'est pizza froide en guise de repas !

J'ai vraiment adoré ce parc, si tranquille et si beau. Les horaires d'ouvertures ne sont pas très fixes, c'est le gardien qui décide. Nous on a été priées de quitter les lieux vers 20 heures, ce qui tombait très bien vu qu'on allait voir un film au Teatro Valle (climatisé !) à 21 heures. A Rome, l'été, vivons la nuit !

L'adresse :
Giardini di Villa Aldobrandini, via Mazzarino
metro Cavour
(dix petites minutes de marche à travers le dédale de rues de Monti vous permettent de rejoindre agréablement le parc. Et si vous passez devant la pizzeria via dei Serpenti, c'est de la que vient celle de la photo : c'est d'la bombe bébé !)

Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 30 juin 2012

Ancona - il passetto

Je crois que j'ai trouvé la plage d'Italie que je préfère. Certes il reste pas mal de boulot vu la beauté du littoral de la botte, et je ne connais ni les Pouilles, ni la Calabre, mais je peux vous assurer que les moins connues Marches possèdent des beautés à rendre jalouse même la Sicile. Parmi elles, la riviera del Conero, et plus particulièrement les grottes, à Ancone, connues sous le nom de "Il Passetto".

Au loin, le monte Conero

Pour arriver à la plage, il faut descendre soit le large escalier construit par les fascistes et qui, vu de la mer, à une forme d'aigle, ou suivre un chemin glissant et à pic qui permet d'admirer la vue tout à s'accrochant à deux mains au garde fou. Après être descendu, on est en bas de la falaise, et là, on découvre toute un monde : le long de la roche, il y a longtemps, les pécheurs avaient creusé des grottes pour entreposer leur bazar tranquille. Aujourd'hui, ces grottes sont réinvesties par les familles, qui viennent passer la journée au frais, cuisiner de bonnes salades de pâtes pendant que les enfants vont pêcher des moules qu'on mangera ce soir au dîner. Les plus vieux jouent aux cartes, les plus jeunes barbotent, ça discute d'une grotte à l'autre ...
Une copine de Mimmo en possédant une, j'ai pu voir un peu mieux l'intérieur. L'espace, plus large que long, est aménagé de façon à y faire entrer une kitschenette, une table, un frigo et un évier, le tout surmonté d'une grande mezzanine où il doit être bon faire la sieste.


J'ai tellement aimé cet endroit que j'ai pas fait vraiment de photos, trop occupée à regarder, à me baigner et à plonger avec masque et tuba observer les poissons.
Il faut dire que la plage du passetto ne peut pas laisser indiférent. Faite de roche blanche, on peut choisir de se jeter directement dans l'eau profonde et agitée, ou d'aller vers la piscinetta (petite piscine), espace jadis creusé par les pêcheurs pour mettre en sécurité les barques, ou encore de trouver un caillou au soleil régulièrement arrosé par les vagues pour bronzer sans jamais avoir chaud.

On pose nos serviettes sur un caillou entre la mer et ... la mer.
La piscinetta :)
En fait cet endroit m'a rappelé quelques souvenirs de plages plus sauvages en Bretagne, mais avec une eau bien chaude et un soleil limite trop chaud.
Bon je retourne préparer mon exam de lundi sur le post colonialisme (on ne fait pas non plus que aller à la plage, en erasmus). Bon weekend à tous !

Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 16 juin 2012

Sicilia, la spiaggia




Tranquille

En Sicile, on (= la cinquantaine d'erasmus avec qui je suis partie) avait adopté un rythme parfait bien que fatiguant :
8h30 : le réveil sonne affreusement fort, on a mal à la tête, mais quand on réussi à décoller nos paupières on se lève quand même, tels des héros le lendemain d'une bataille, mais avec beaucoup moins de charme viril.
9h00 : 50 zombies prennent le petit dej, lunettes noires sur le nez, et s’empiffrent de tartines, croissants, jambon, fromage, café, beurre, jus d'orange. Ah non, pas jus d'orange ... ça rappelle trop celui bu la veille avec de la vodka. Pas possible.
10h : départ en bus pour visiter une ville (chaque jour différente). Tout le monde dort dans le bus, la bouche ouverte, la bave aux lèvres. Arrivée, on s'étire, et c'est parti. Eglise, café, église, fontaine, café.
13h : départ pour la plage. Tout le monde est requinqué alors les espagnols, groupe majoritaire du voyage, mettent de la musique de merde et parlent très fort. Arrivée sur la plage, la meute se jette plus ou moins vite à l'eau pour jouer au beach volley dans les vagues, activité entrecoupée de pauses bronzette.

à écouter une fois/jour minimum.
18h : on repart pour l’hôtel. Sommeil bouche ouverte dans le bus. Tout le monde est mort. 
20h : un repas à l'hôtel (= orgie de pâtes, de poulet et de patates) requinque le groupe, qui, la panse bien pleine, retourne dans sa chambre se livrer à son activité favorite : la préparation des cocktails avant la fête.
22h : rendez vous sur la plage/en boîte/dans la piscine pour festoyer tous ensemble : l'occasion de parler avec plein de gens qui sont d'un pays qu'on connaît pas, de danser et de boire des cocktails.
3h-6h du matin : coucher des braves.
8h30 : ... gnééééééééééééblblblblblb ...

Tout ça pour dire qu'à force d'une plage par jour, j'ai vu plus de sable blanc et d'eau turquoise que jamais. Revue de mes spots* préférés 

* ouais c'est trop hype de dire spot t'as vu. même si je crois que c'est que pour le surf, on s'en fous, c'est trop fun


 Mondello, c'est la plage de Palerme, plus ou moins dans la ville. C'est un endroit de fou composé de sable blanc, d'eau très très claire, de panorama de montagnes, de location de pédalos et de baraques à panini. Un lieu tellement beau que dans un élan d'enthousiasme, je m’exclamais, en courrant à l'eau : "c'est la plus belle plage du monde", hardeur tempéré par mes camarades "peut être pas, quand même".
Bref, c'est très très beau.

T'as vu ? C'est bô
Des mecs qui avaient des bonnes idées ont construit ce bâtiment sur pilotis au bord de la mer, ça fait rêver
Attraction de bord de plage flippante


Y a-t-il des fans d'Andrea Camilleri dans la salle ? Si oui, vous avez peut être entendu parler de la scala dei turchi dans l'une des enquêtes de Montalbano. Ou alors le village de Vigata vous dit quelque chose ? Eh bien, il n'existe pas, mais s'il existait il ne serait pas loin de cette plage merveilleuse.
La scala dei turchi (pourquoi des turcs ? je ne le sais pas et wikipédia non plus) est en fait une grosse masse de roche calcairo-argileuse qui a une forme d'escalier. C'est très blanc, ça fait quasi mal aux yeux mais on peut sauter dans la mer bleu bleu bleue, aller jusqu'en haut et s'allonger dans les "transat" naturellement formés par la roche. Trop bien.



Et pour finir, la plage du dernier jour, la plus belle. A Taormina, en plus d'un théâtre gréco romain perché sur la montagne avec vue sur l'infinité bleue de la mer et du ciel, il y a la plage d'Isola Bella. C'est une plage de galets (pas très confort donc) quasi envahie de transats payants à la journée (comme nous a dit un mec sympa à l'épicerie au dessus de la plage : "s'ils pouvaient faire payer l'air, ils le feraient"). On devrait militer pour la gratuité totale des plages, qui doivent rester le divertissement gratuit, pour tous. Parce que j'imagine qu'en très haute saison touristique le petit bout de plage gratuite (spiaggia libera comme disent les italiens) doit être complètement affollato (= bondé). Vive la plage libre et mort aux transats !
Bon et l'île belle elle est où ? J'y viens !
Isola bella c'est une genre de presque île, enfin ça dépend, parce qu'on peut y accéder à pied avec de l'eau jusqu'à mi-mollets. Évidemment pour se promener sur l'île il faut payer, mais je pense qu'il y a moyen de gruger pendant la pause pipi de la meuf. Pour ma part, c'était le dernier jour, j'avais les poches un peu vides et le porte feuille qui pleure et j'étais trop fatiguée pour passer deux heures planquée derrière un buisson à guetter la gardienne. Mais c'était beau de "dehors" aussi !

Je m'arrête là, bien que toutes les plages ou nous sommes allés étaient belles, ces trois là sont mes préférées. En revanche, attention aux méduses !
Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 4 juin 2012

O bella Sicilia prima parte

C'est le silence radio sur le blog depuis le 22 mai. La raison est très simple : j'ai passé huit jours à faire le tour de la Sicile (et maintenant que je suis revenue, mon livre de latin est mon meilleur ami - enfin, il essaie). Je suis partie avec l'association ESN Roma Tre (ce qui signifie Erasmus student network, Rome Tre c'est une fac) et ce fut un voyage fort inspirant. Mon premier voyage organisé en tant que zadulte (le dernier remontait à mon voyage scolaire à Naples), ma première fois en Sicile, ma première fête dans une piscine (non privée j’entends), mon premier temple grec, ma première fête dans un train ... Un voyage riche en expériences !
Et puis surtout, on a enchaîné les coins de paradis. Plage merveilleuse, petit village de carte postale, plage merveilleuse, église superbe, plage merveilleuse, ruines magnifiques, plage merveilleuse ... le programme était bien ficelé et je suis revenue avec plein d'images dans la tête et de photos dans mon ordinateur.

On dirait une carte légendée par un élève de 4 ème peu consciencieux mais c'est le parcours que nous avons suivi

Le voyage 


Comme d'hab, c'est à Termini que ça commence. Au Mac Do de Termini, vers 21 heures, pour être plus précis. Bien que je répugne à consommer les hamburger de l'ami Ronnie, pour des raisons éthiques mais aussi parce que je suis dans LE pays de la bonne bouffe pas chère, j'ai besoin de me nourrir et je ne peux pas me permettre de perdre mon troupeau (enfin mes amis, quoi). Une fois le ventre plein de nourriture de basse qualité camouflée par un goût de graisse, on se dirige vers notre train.
Mais comment voyagent 50 personnes d'une association erasmus, vous demandez vous peut être. Laissez moi vous raconter !
Première étape, fastoche, trouver les organisateurs, un compartiment, s'assoir, ranger les valises.
Deuxième étape, déboucher le vin rouge, tranquille.
Troisième étape, sociabiliser avec les autres nationalités : un peu plus dur. Forte d'une volonté d'acier, je choisis un compartiment au hasard et lance un jovial "ciao" a six ou sept inconnus tous espagnols. Bon, une fois les présentations faites, ils reviennent à des private joke dans la langue de Don Quichotte, je m'en vais penaude.
Quatrième étape : aller donner les sous aux organisateurs (oui, il faut bien payer son voyage à un moment donné et en Italie tout se fait en liquide), qui nous remettent un sachet contenant un pistolet à eau, un badge ESN, du nutella et le programme.Nous sommes parés.
Cinquième étape : mettre l'ambiance. Les soirées erasmus jouissent, comme certains le savent peut être, d'une certaine réputation de grosse beuverie sur fond de musique genre "tube de l'été" (mais toute l'année). A force de fréquenter à raison d'une ou eux fois par mois ce genre de fête, j'ai d'ailleurs largement affiné ma connaissance de chansons pourries avec un refrain que tout le monde est capable de crier en cœur.
On ne pouvait donc pas manquer une occasion comme celle d'un voyage en train de nuit pour faire la fête ! Haut, les bouteilles ! Fortes, les enceintes ! Chargés, les pistolets à eau ! Que tout le monde crie "Whouuuuu" !  ESN Roma Tre est dans le train et fout le bordel !



La preuve en images ! Je fais une petite apparition dans la vidéo, tiens, j'envoie une carte postale du Pape au premier qui me trouve et qui me dit à quel moment en commentaire (trop ouf, non ? un concours sur mon blog)
Autant vous dire que si au début, les contrôleurs ont tombé la veste et bu un petit verre avec nous, quand tout le monde s'est mis à se battre avec les pistolets à eau, et de la crème chantilly, ils ont envoyé le big chef et ça a été fini de rigoler. Bien que demi heure après, ce naïf de big chef était reparti et le poulailler a recommencé à s'agiter en piaillant.
Vers 3 heures, j'ai laissé les survivants continuer à hurler et j'ai rejoint ma couchette où j'ai passé la nuit à avoir peur de choper la gale à cause des couvertures (une amie m'ayant raconté une sombre histoire similaire de copine malade après contact avec une couverture sale dans un paris barcelone).




La suite pour la prochaine fois, ma pause révision est déjà trop longue !


Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 22 mai 2012

Rien qu'une rue

Hier, vers 19 heures, je suis sortie me balader parce que j'avais passé la journée enfermée à essayer de faire du latin et à apprendre par cœur des figures de style en italien (je suis par exemple ravie de savoir qu'une epanadiplosa est la répétition d'un élément à l'intérieur d'une phrase, qui procure un effet de circularité). Comme je commence à connaître pas mal mon quartier, et que j'avais envie de voir de nouveaux trucs, j'ai pris une rue, un peu au hasard (enfin j'ai choisi une jolie quand même), et j'ai décidé de la suivre jusqu'au bout, pour voir ...
Tout en marchant, j'observais la variété de style des bâtiments, les différences avec la France, les quelques magasins, les gens ... et je me suis mise à penser que c'est vraiment ça que j'aime à Rome, la beauté dans les trucs pas oufs. Parce que bien sûr, le colisée, oh oui madame, c'est époustouflant ... et piazza di Spagna, alala, mais bon quand même y a trop de marches, hein ... mais alors Piazza Navona, dis donc ! Et le Panthéon ! Bouuudi ! Et puis Saint Pierre ... ah ça quand même c'est kek chose !
Bien sûr.
Mais Rome n'est pas une carte postale, Rome ne doit pas appartenir aux touristes (j'en ai marre d'entendre parler Français partout où je vais), et heureusement la ville a ses quartiers et et ses espaces où respirer un peu de smog de vespa sans se faire prendre en photo par des japonais (pourquoi toujours eux, hein ? les clichés ont la vie dure), sans se faire assaillir par des groupes de scolaires à casquette jaune poussin, et de trouver quand même de belles maisons, de beaux jardins, une belle lumière calme de fin de jour ou une bruyante agitation de pause déjeuner.







"je ne cesserais jamais de lutter" dis le légionnaire romain ...



Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 11 mai 2012

Roma al tramonte

Il tramonte, en italien, c'est le moment où le soleil se couche. C'est aussi le nom d'un vent, la tramontane, parce qu'il vient de la où finit le jour. Mais c'est surtout un moment magnifique, où la lumière, dorée, illumine une dernière fois les maisons aux couleurs chaudes, la cime des pins, les goutes d'eau aux fontaines avant de s'évanouir jusqu'au lendemain.
A Rome, c'est mon moment préféré de la journée : tout est calme, il ne reste plus qu'à se détendre en terrasse pour l'aperitivo ou à se balader au hasard des rues. 


1 - Fenêtre sur Garbatella
2 - Proche du monument à Victor Emmanuel II
3 - Garbatella
4 - Circo Massimo
5 - Le colisée carré
6 - le coucher de soleil depuis les marches du colisée carré

La lumière d'Italie est vraiment particulière, je ne sais pas pourquoi, ni si ça peut s'expliquer, mais ici elle est jaune, dorée, chaleureuse. J'en parlais avec une italienne qui vit à Paris et qui disait que là-bas la lumière est blanche. Je pense que c'est vrai, et qu'entre Paris, le sud de la France et l'Italie, les choses changent de couleur : maisons, végétation, aliments, vêtements ... mais surtout la lumière qui donne à tout sa couleur. 
Bon weekend à tout le monde, je reviendrais lundi pour raconter ma seconde virée marchigiana ( = dans les marches) 

Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 25 avril 2012

JAUNE

Rome, ces jours-ci, fait sa crise de printemps. Après s'être habillée des plus beaux rouges et nous avoir donné de magnifiques chaleurs, la ville se charge, entre deux averses, de teintes jaunes ou orangées.
Couleur du Pape et du Vatican, des citrons et du soleil, du limoncello et des ciambellone, le jaune, moi, ça me donne la banane.














1- Jésus dans l'église Sainte Marie in Cosmedin
2- Un clocher vu d'une fenêtre dans le Trastevere
3- La vierge dans l'église des Argentins, piazza Buenos Aires
4- Deux fenêtres dans le merveilleux quartier Coppedè, dont je vous parle bientôt
5- Une église décorée (pour Pâques ?)
6- Un détail villa d'Este à Tivoli
7- Un bout d'enseigne dans le Trastevere
8- Dans ma rue, c'est couvert de fleurs jaunes
9- Les bus "Christian expérience" pour les pèlerins fatigués

C'est tout pour aujourd'hui, on parlera élections la prochaine fois ! Et si j'ai le temps je vous raconterais la manif des partisans antifascistes à laquelle j'ai participé ce matin à l'occasion de l'anniversaire de la libération italienne. 
Ciao ragazzi !
Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 20 avril 2012

Comment être cool sur les photos de vacances

C'est fini, vous pouvez vous la péter à la soirée diapos en rentrant de voyage (ou plutôt, vous avez assez de photos de profil facebook pour foutre les boules à Veronica Blonk, Katy Frouch et le reste de vos 1258 amis. Bravo)
merci à mes copines pour m'avoir autorisée à me moquer gentilment d'elles dans cet article, et merci à moi même qui face à l'adversité d'un quotidien ou il est difficile de se réinventer, a toujours refusé de laisser la photo touristique tomber dans le déjà vu et l'ennui. Bonne nuit, camarades.
Rendez-vous sur Hellocoton !