dimanche 8 janvier 2012

Miss guide touristique présente : Garbatella

Comme je raffole d'anecdotes et de connaissances, je suis un peu devenue un genre de mademoiselle je sais tout sur Rome, un peu comme Ted dans HIMYM qui saoule tout ses potes en leur racontant dix mille détails chiants de l'histoire de l'architecture New Yorkaise. Mais bon, c'est comme ça, j'aime bien tout savoir et en profiter pour me la péter un peu/pour raconter des trucs aux autres.
Comme je commence à barber un peu mon monde, j'ai eu une idée : vous proposer un guide touristique de Rome sur mon blog, organisé par quartiers, où je serais libre de monologuer avec pédanterie comme bon me semble. Non, plus sérieusement mon idée c'est de faire découvrir les endroits que j'aime bien, les balades urbaines qui font rêver, les petit coins où déguster de la pizza pas chère, les terrasses ou se poser le soir à l'heure de l'aperitivo, les musées où aller se culturer un peu, etc.La formule à laquelle j'ai pensée est du genre : un jour, un quartier, un bar/restau, une église/truc culturel ...
Et pour inaugurer cette nouvelle rubrique qui vous transportera dans le trastevere, quartier piazza navona ou encore à San Lorenzo, j'ai naturellement choisi mon quartier :


La carte : 


Garbatella est un quartier au sud de Rome. Enlacé par la via Ostiense à l'ouest et la via Cristoforo Colombo à l'est, c'est une petite île tranquille et calme pas si loin du centre. Pour vous y rendre, plusieurs options :
- Prendre le métro B et descendre à la station Garbatella
- Si vous êtes vers le Vatican où dans le trastevere, prendre la ligne de bus 23 et descendre à ostiense/san paolo.

La promenade : 



Je vous conseille d'emporter avec vous un plan du quartier (imprimez le depuis google maps avant de partir, Garbat' ne figure pas sur les plans touristiques), ou bien de sonner à ma porte et de vous laisser guider, héhé.
Garbatella est un quartier très agréable à parcourir à pieds, on s'y perd un peu mais s'y retrouve très vite. Rendez-vous Piazza Benedetto Brin, admirez le calme et la beauté chaleureuse des lieux, passez sous l'arche du bâtiment et arpentez les rues aux hasard. Vous tomberez très vite sur le Palladium, théâtre universitaire, sur de nombreux graphs engagés, sur la via delle sette chiese et sa très jolie portion piétonne, sur de petits parcs agréables ... Regardez au sol, de petites traces de pas en peinture jaune guident les enfants à l'école ; regardez en l'air, il y a du linge étendu à la fenêtre (et c'est joli), n'hésitez pas à entrer dans les cours des immeubles, autrefois privées, aujourd'hui publiques, espace de jeu des enfants, coin sieste des chats, régal du promeneur.

L'église : 

source image : http://www.fotoeweb.it/roma/Foto%20ChiesaSanPaoloFuoriLeMura.htm
San Paolo fuori-le-mura (Saint Paul hors-les-murs) est l'une des quatre basiliques principales de Rome. Avant d'être englobée par la cité, elle était un lieu d'étape des pèlerins qui se dirigeaient vers Rome. Aujourd'hui appréciée pour le parc qui l'entoure, vous pouvez faire une halte à l'intérieur : San Paolo n'est peut être pas l'une des plus belles églises romaines, elle en reste assez belle et impressionnante.

L'estomac :

Eh oui, ça donne faim de courir dans tout les sens comme ça. Je vous propose deux solutions pour calmer un estomac trop bruyant, l'une pour le midi, l'autre pour le soir, selon l'heure.
Le midi, c'est via Giulio Rocco que ça se passe, pour découvrir une spécialité italienne : La piadina ! Makesskessé ? La piadina est un genre de sandwich fait avec un pain qui ressemble à une grosse crêpe épaisse et croustillante. A l'intérieur, un peu ce qu'on veut, jambon, poivrons, saucisse piquante, roquette, tomates, mozzarella, ... A vous de voir ! La carte est riche de plus de 60 types de piadina différentes, annoncez le numéro de votre choix et regardez votre sandwich se préparer sous vos yeux ... Attention, petits appétits, la piadina ne rigole pas et vous nourrit bien !
L'adresse : La piadineria, via Giulio Rocco 55
Le prix : entre 3.90 et 5 euros la piadina
Et pour le soir ? C'est parti pour l'aperitivo, bien sûr ! Makesskessé zencore ? En Italie, quasiment tout les bars, vers 19 heures, passent en mode aperitivo. C'est à dire qu'ils garnissent leurs comptoirs de petits amuses gueule et de plats de pâtes dans lesquels on peut se servir à volonté pour un prix généralement modique. Le rêve, quoi.
A Garbatella, je vous conseille d'aller vous régaler chez A rota libera ("en roue libre"), un petit bar pas cher qui a en plus de bon goût d'exposer des artistes pas connus. Le buffet est plutôt raffiné, on trouve les habituelles pâtes, ici assaisonnées aux haricots rouges, des galettes de semoule, des champignons délicieusement fondants, de l'omelette ... évidemment ça varie d'une fois sur l'autre mais c'est dans ce style là. La bière y est bonne, les cocktails aussi, on peut aussi y goûter l'amaro, un genre de whisky à l'italienne (enfin je dis ça mais j'aime ni l'amaro ni le whisky, donc je sais pas trop).
L'adresse : Piazza Giovanni da Triora, 4 
Le prix : 6 euros pour un verre au choix et buffet à volonté


La légende : 

Ben ouais quand même ! C'est quand qu'on se la pète sinon ? Cette histoire m'a été racontée par mon voisin et j'ai brodé les détails par dessus.
Il était une fois, il y a longtemps, quand il n'y avait rien du tout dans le coin à part San Paolo, une taverne de voyageurs où travaillait une très belle femme. Loin de l'image de la princesse de contes, elle était pourtant ravissante lorsqu'elle propulsait de l'autre bout du comptoir une bonne bière fraîche au chaland de passage. Sa lourde poitrine fermement enfermée dans un corset de cuir et une chemisette blanche, ses yeux bruns et ses boucles de matrone, ses hanches généreuses d'amatrice de viande rouge en avaient fait rêver plus d'un. Son nom, aux sonorités gutturales, passait de bouche en bouche et on venait de partout la contempler : Garbat ... Garbat est bella ...
Mais un jour la beauté de Garbat commença à se faner. A la taverne, ne traînaient plus que quelques pèlerins fatigués. La poitrine de la belle s'était affaissée et dans ses grands yeux bruns on ne lisait plus que le triste souvenir d'une jeunesse trop vite effacée. Cependant, dans tout le Lazio, et encore au delà de ses frontières, on continuait à parler de la beauté légendaire d'une certaine Garbat, bella, tanta bella ...
Bien des années après la vie de cette célèbre beauté populaire, Mussolini détruisait le quartier médiéval du centre pour construire le monument à Victor Emmanuel II, et décidait de reloger la masse un peu plus au sud de Rome, vers le florissant quartier industriel de la via Ostiense. En souvenir à la légendaire beauté de Garbat, on nomma le lieu Garbatella, afin que le mot ne cesse jamais de circuler de bouche en bouche : garbat est bella ... garbatella ...


FIN.


Ce sera tout pour ce quartier ! D'ici les semaines à venir je vous proposerais le même système avec d'autres endroits de Rome. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez en commentaire, je me suis vraiment régalée à écrire ce mini-guide de voyage et j'aimerais savoir ce que ça vaut. Bien sûr j'aurais encore des choses à ajouter sur Garbatella, je pourrais vous parler de la vie nocturne, du paradis des chats, de la vie culturelle ... Mais bon je ne recherche pas l’exhaustivité !
A bientôt pour d'autres aventures.
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samedi 7 janvier 2012

Stress des exams

1, 2, 3 ... et plouf !


En ce moment, je plonge la tête la première dans l'histoire de l'art. Avec ma liste de peintres, d'églises et de musées, je me réveille baroque, je mange maniériste et je termine ma journée par un détour chez les humanistes. Heureusement que ma coloc est rentrée et qu'on sort boire quelques bières le soir parce que le nervous breakdown guette. Je m'embrouille les pinceaux, entre les fresques (qui ont tout un nom qui commence par "Le triomphe du divin ..."), entre les peintres (merci à la mode du prénom "Andrea" à l'époque : Pozzo, della Robbia, Sacchi, ...), entre les dates et les époques. Et surtout, je commence à avoir peur de l'examen. Il faut savoir que je vais affronter un type d'oral résolument nouveau. Le concept ? Tu te pointes, comme ça, en chantonnant, et un mec de pose des questions, là, à froid. Genre "Coucou tu sais qui c'est Daniele da Voltera ? Ben raconte moi sa life, tiens. Ça va nous occuper". Moi qui en France suis une stressée des oraux, qui m'enregistre sur mon portable pour réécouter ma prestation avant de me présenter, qui prépare de minutieuses fiches organisées par points avec des mots clés et reports de citation ... eh ben j'angoisse

Heureusement, "sono ERASMUS" !

et je prie très fort en faveur de l'indulgence du professeur.
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jeudi 5 janvier 2012

2011, le bilan culturel

Comme promis, je vous parle de culture aujourd'hui. Et pour le coup, rien à voir avec Rome (même si aujourd'hui je me suis payée un marathon culturel églises + palais Barberini, bravant la foule du plus populaire marathon "soooooooldes hiiiiii !!"), puisque mon histoire se passe sur internet. Car j'ai l'honneur de vous présenter mon réseau social culturel préféré : 



Laissez moi vous expliquer le concept :
Sur senscritique, vous trouvez tout : bd, littérature, série, jeux vidéos, cinéma et même musique (c'est la nouveauté 2012). Vous tapez le nom d'une œuvre, et accédez à sa fiche qui vous apprendra la date de sortie, le genre, les acteurs, etc etc. "Oui ben y avait déjà Wikipédia, hein". Sauf que l'intérêt de senscritique est ailleurs. Ici, chaque internaute a la possibilité de noter sur 10 n'importe quelle œuvre, d'écrire une critique ou encore de faire des listes (du genre "les tubes de mon adolescence", ou encore "l'actrice principale a des gros nichons").
En plus, on peut suivre des gens, on dit que ce sont nos éclaireurs. Des gens avec qui on a une affinité culturelle mais qu'on ne connaît ni d'eve ni d'adam, dont on aime les critiques, qui nous inspirent ou donnent envie de voir/lire/écouter une œuvre ...
Pourquoi je vous en parle ?
Parce que je suis une grosse fan de ce principe qui permet d'accéder à un grand nombre de critique rédigées par vouzémoi, donc sans prétention, et qui expriment pourtant plein de choses intéressantes. Parce que quand je viens de terminer un bouquin que personne dans mon entourage n'a lu, et que je brûle d'en discuter, je vais sur senscritique enflammer le débat dans les commentaires, me fendre d'une critique passionnée, ou tout simplement observer les statistiques ("quoiii ? Kevindu34 a mis seulement 2 au Père Goriot ?").

En gros, ce que j'aime sur senscritique, c'est ce côté un peu anonyme (on prend un pseudo), et la possibilité d'écrire des critiques simples, qui me changent de mes devoirs de lettres modernes où l'on thèse-antithèse-synthèse-paragraphe-à-la-ligne.

J'en vient donc au bilan culturel : en 2011, j'ai dressé la liste sur senscritique de tout les livres que j'ai lus, et de tout les films que j'ai vus. Pourquoi ? Pour frimer pour pouvoir juger de l'évolution de ma culture G. Et comme j'ai envie de me la péter je suis sympa, je partage avec vous mes deux listes, dans lesquelles j'ai surligné mes "coups de cœur 2011", les bouquins/films sur lesquels j'ai vraiment flashé, qui m'ont fait penser que plus de gens devraient l'avoir lu/vu, parce qu'ils sont géniaux. Allez c'est parti pour la liste ! (et si vous vous ennuyez, vous pouvez cliquer sur les titres soulignés qui vous enverrons vers ma critique sur le site)


Hop, 29 bouquins dans le cru 2011 :

La maison aux esprits, Isabel Allende
Une histoire simple, Leonardo Sciascia
Introduction à la vie littéraire du XIXème siècle, Jean Yves Tadié
Le maître du haut château, Philip K. Dick
Le camarade, Cesare Pavese
La concession du téléphone, Andrea Camilleri 
Une femme, Sibila Aleramo
La Vénus d'Ille, Prosper Mérimée
Le journal de Mademoiselle Shafei, Ding Ling
La carte et le territoire, Michel Houellebeck
Indignez-vous !, Stephan Hessel
Le pur et l'impur, Colette
Calligrammes, Guillaume Apollinaire
Calligrammes dans tout ses états, Claude Debon
Voyage au Congo, André Gide
La métamorphose, Franz Kafka
Le ravissement de Lol V. Stein, Marguerite Duras
La saison de la chasse, Andrea Camilleri
S'engager, l'intellectuel dans l'oeuvre d'André Malraux, Martin Blanchard
Un don, Toni Morisson
Cartographie des nuages, David Mitchell 
Pinocchio, Carlo Collodi
L'année où j'ai vécu selon la bible, A.J. Jacobs
Si par une nuit d'hiver un voyageur, Italo Calvino
Les mots, Jean Paul SartreLa divine comédie : l'enfer, Dante
Les faux-monnayeurs, André Gide 
Dom Juan, Molière
Touriste, Julien Blanc Gras
La lumière blanche - la cité t.1, Karim Ressouni-Demignieux 


Du côté cinoche, mes 34 découvertes :

The big Lebowski, Joel Cohen
Batman, Tim Burton
Cabeza de Vaca, Nicolás Echevarría
No country for old men, Joel Cohen
Faites le mur, Bansky
Women are heroes, JR
Liberez Jimmy, Christopher Nielsen
La mouche, David Cronenberg
La bella gente, Ivano de Matteo
O' brother, Joel Cohen
Le silence des agneaux, Jonathan Demme
Jurassic Parc, Steven Spielberg
Le parrain, Francis Ford Coppola
Star wars IV, Tod Browning
Maudite Aphrodite, Woody Allen
Minuit à Paris, Woody Allen
Batman : le défi, Tim Burton
Les géants, Bouli Lanners
Star Wars V, Irvin Kershner
Star Wars VI, Richard Marquand
Lolita, Stanley Kubrick
2001, l'odyssée de l'espace, Stanley Kubrick
Le chat du rabbin, Joan Sfar
Le nom des gens, Michel Leclerc
Match Point, Woody Allen
Mysterious Skin, Greg Araki
Draquila l'Italie qui tremble, Sabina Guzzanti
Too Much Pussy !, Emilie Jouvet
Roma, Fellini
L'auberge espagnole, Cédric Klapish
OSS 117 : le Caire, nid d'espion, Michel Hazanavicius
Mon frère est fils unique, Daniele Luchetti
Le raccourci, Giuliano Montaldo

(bien sûr j'avais déjà vus certains films de la liste, mais comme je les ai revus, je les ai comptés)

En 2012, j'espère lire encore plus, voir encore plus de films, mais surtout j'espère que les gens liront encore et encore plus ! Parce que pour moi, une vie sans livres, c'est vraiment triste.
Allez, à la prochaine chers lecteurs et peut être à bientôt sur sencritique, qui sait ...
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mardi 3 janvier 2012

C'est pas la fin du monde !

Bonne année 2012 à tous ! 
Je suis de retour en Italie depuis quelques heures, ça fait bizarre d'avoir quitté tout le monde mais je m'en remets. J'ai été acheter des poireaux (porri), des patates (patate) et des carottes (carote) pour essayer de faire disparaître les poignées d'amour des fêtes à coup de soupe ... Au retour j'ai vu un vol de perruches vertes, si, si. Il y en a plein à Rome parce qu'elles s'échappent de chez les gens puis décident de rester là vu qu'il ne fait pas si froid. C'était très joli.
Mais avant de reprendre réellement le blog, je me suis amusée à faire un montage raté pour vous souhaiter une bonne année. Selon moi ça ne sera pas la fin du monde, mais une année comme les autres, en plus ou moins chouette selon ce qui va arriver. C'est fou hein ? Allez, meilleurs vœux, quand même !


Sur les images, de gauche à droite et de haut en bas :
Moi et la nature en pleine communion
Un bateau de croisière dans le port de Sète
Julie qui danse au rockstore
Un verre et une carafe de Kasteel Red au Charlies (meilleure bière à la cerise du MONDE)
Le café du siècle à Valleraugue, où on aura pas été boire le café du siècle, et c'est bien triste
De la racleeeeeette !!
Caro et Thibault font du tourniquet
Coucher de soleil sur Montpellier
Sète (prononcer avec l'accent svp)
Des lapins Lindt concluent leur date
Nico et Clément mangent des lasagnes et en sont plus ou moins heureux

(merci Pascale pour les lapins ^^)

Dans les prochains jours : un peu de culture (ne fuyez pas !!)
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