jeudi 29 septembre 2011

La photo du jour, IV

Je continue, en me baladant, à entrer dans une église de temps à autre, par curiosité. De temps en temps, je tombe sur des représentations qui font un peu froid dans le dos, encore plus quand on manque de clé pour les comprendre. Par exemple, ce mec avec ses squelettes en guise de garde rapprochée ... Brrrr



C'était dans l'église San Pietro in Vincoli, qui abrite le tombeau du pape Jules II, réalisé par Michel Ange et qui représente Moïse, les tablettes de la loi sous le bras et deux petites cornes sur la tête. C'est assez impressionnant par la taille, mais je ne suis pas ébahie d'admiration ... Je crois que je suis trop amoureuse du Bernini pour apprécier d'autres sculpteurs, c'est fou. 
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mercredi 28 septembre 2011

Juste comme ça ...



J'habite dans cet immeuble. Oui, oui, celui trop beau avec ses couleurs et ses petits détails jolis. J'ai que ça à partager aujourd'hui, mais je voulais vous montrer. Demain j'ai examen d'italien, on peut tout de même récupérer quatre crédits donc je prends le truc un peu au sérieux même si je ne pense pas que ce sera trop dur. A bientôt tout le monde ...
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mardi 27 septembre 2011

J'ai testé pour vous ...

... une soirée open-bar. Ils ont un peu tendance à mettre la barre haut, à l'ESN, l'assos erasmus. Du genre dix huit soirées par semaine (alors qu'il n'y a que sept jours dans une semaine, on est d'accord). Là, ça s'appelait "Welcome Party Open Bar 8 euros", alors on s'est dit "pourquoi pas". Donc on se pointe à 23h30, l'heure où doit commencer la beuverie soirée, et on fait la queue devant la boîte. Quand arrive mon tour évidemment j'ai pas pensé à sortir ma carte ESN, je la cherche, encouragée par le vigile qui me regarde et s'exclame "Cazzo !". Super, déjà il pense que je suis assez neuneu pour ne pas connaître l'Insulte préférée des romains (qui veut dire à la fois bite, putain, chier et autres choses délicates). 
On rentre dans la boîte, décorée tout de noir et de blanc genre canapés faussement baroques, moumoutes sur certaines parties des murs et rayures black and white absolument partout. 
On est où, là ??

[Mise à jour : j'ai pu récupérer une photo officielle ... on est les seules et uniques à faire des grimaces, sur ces photos où tout le monde possède une peau parfaite (50 % plastique, 20 % polyester, 30 % elastane)]

Tchiiiiiiiiiiiiiiise !

Au bar, toutes les serveuses font la gueule, et ce depuis tellement longtemps que leur visage semble s'être figé dans une expression toute en longueur, bajoues flageolantes et coins de bouche en berne. Elles enchaînent le service, concoctant rhums coca, vodka lemone, et gin chépakoi. Franchement, c'est pas bon. Mais bon, on est venues, on boit. La boîte se rempli au fur et à mesure jusqu'à devenir pleine à craquer. Toutes les meufs sont archi sapées en mode tout moulant sexy/biatch (moi, je porte un short grosse fesse et un t-shirt noir), et les garçons sont en chasse. Oké, je recommence : je suis où, là ??? 
La musique retentit, le DJ se donne à fond et nous sert des tubes à deux balles remixés par ses soins : genre, c'était pas assez de la daube, alors j'ai fait un remix. Booooooooooooon. Je vais reprendre un verre, je crois. Au bar c'est la guerre, ça pousse autant qu'à un concert d'Iron Maiden, moi très subtilement je m'amuse à mettre la main au fesses de mes copines pour qu'elles croient que c'est un des mecs de la foule (hahahaha). Oui, bon, il faut bien rigoler un peu de temps en temps. Au bar les serveuses mettent n'importe quoi dans les verres, tu te retrouves à boire des trucs de plus en plus immondes, mais bon. On sort prendre l'air. Ouf !
Dehors on parle avec des gens, en français (oui parce que c'est un peu ghetto les soirées erasmus, les italiens n'ont pas le droit de rentrer dans la boîte à moins d'être membres de l'assos), y a que des français ça suffit. Je retourne dans le bar avec Noémie pour prendre un troisième verre (hips), mais là, c'est fini, ils arrêtent l'open bar, faut payer. Ouais bon vu comme les verres sont dégueu moi ça ne me dit rien. Noémie va au toilettes et moi je rejoins mes copines dehors, sauf que le portier me dit "Si tu sors, c'est pour toujours, tu peux plus rerentrer" 
Alors d'accord, en fait ils prennent en otage tout les gens attirés par un open bar qui ne dure que deux heures et après ils les coincent dans la boîte où s'ils veulent rester les verres sont devenus payants. Wawawawaw, j'ai un peu l'impression que ça sent le pigeon. Je vais donc prévenir Noémie au toilettes. Ah, oui, les toilettes, un morceau tout particulier de poésie : déjà, il y a la queue. Et ne t'avise pas de doubler pour rejoindre ta copine sinon ça va grogner chez les femelles, voire même attaquer. Ensuite, il y a madame pipi. Une petite mémé qui me fait bien de la peine de travailler là, à donner le papier à une bandes d'ivrognes et de devoir assister aux vomis des plus saoules d'entre elles. Du coup, elle était très méchante et criait sur tout le monde. Et pour clôturer le tout, c'était tellement la jungle dans ces chiottes (d'ailleurs ils les avaient décorés dans ce style : feuilles de palmiers sur les murs, éviers chelous en fausse ivoire : impayable !!) qu'à un moment y avait même les vigiles.
Donc je retrouve Noémie dans cet enfer vert, je me fais agresser par une meuf qui croit que je double, on sort enfin de ce vieux bouge puant et on s'extirpe de la boîte. Je préfère encore pisser entre deux voitures. 
Bref, j'ai (sur)vécu à une soirée open bar.

Ah, et j'ai pas de photo. On avait mis les sacs au vestiaire. Vous voulez quand même une photo ? Vous êtes sûrs ? Vous ne le regretterez pas ? Oké, éloignez les plus jeunes, j'envoie la photo ! 

"Qui veut qu'on lui casse la gueule en premier ?"
(je triche un peu pour la photo, on l'a prise à l'aller dans le métro)
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La photo du jour, III


En se promenant dans le Trastevere, on trouve de très nombreuses et très belles vitrines de magasins. C'est un peu le quartier arty bobo ... Mais parfois c'est pas plus mal !
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lundi 26 septembre 2011

Les copieurs !

J'ai plein de copains qui sont partis en erasmus, cette année. Une à Birmingham, l'autre à Postam, une à Vienne, l'autre à Heidelberg, et un dernier à Cracovie. Ces petits coquins m'ont tous copié, et ont ouvert leur propre blog pour raconter leurs aventures rocambolesques. Mais je leur en veux même pas, au contraire c'est trop bien parce que ça permet d'avoir des nouvelles (pas très personnalisées, certes, mais pour ça y a encore les mails). Du coup, si ce blog vous plaît mais que vous en voulez encore, ou que vous trouvez mes petites histoires gentilles mais que vous avez envie d'aller voir ailleurs, vous pouvez cliquer sur les images ci-dessous qui vous transporterons -pour pas un sous- directement en Autriche, en Allemagne ou en Angleterre.

et hop, je vais faire un tour en allemagne ...

   
Quoique, l'Angleterre ça m'a l'air pas mal aussi ...
Pour finir, allons prendre le frais en Autriche !

Julie elle a quand même copié même le nom du blog (en même temps, c'est pas comme si j'avais inventé un truc ultra original avec mon "a year in rome" que j'aurais pu mettre en italien mais que je savais pas trop le dire quand j'ai créé le blog ...) Ah et Adrien aussi à son blog mais je crois qu'il a abandonné, car il ne publie plus depuis un mois et demi :/
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dimanche 25 septembre 2011

Trucs et astuces du net

Chers lecteurs,

Ma génitrice* m'a fait part de certains problèmes pour quelques uns d'entre vous. Il semblerait qu'il soit difficile, particulièrement pour la "génération minitel**", de poster des commentaires sur les articles. Ne vous en faites pas, je vais tout vous expliquer, étape par étape.
Pour commencer, il s'agit de cliquer, en bas de la page, sur "x commentaires"
Vous allez ensuite voir s'afficher un carré blanc dans lequel vous écrivez ce que vous voulez, ça, ça vous regarde.
Quand vous avez parachevé votre message, regardez juste dessous, vous allez voir ça :

Vous avez le droit d'écrire des commentaires plus spirituels, hein

Vous devez sélectionner une identité dans la liste ci-dessous : soit anonyme, soit Nom/url (soit l'un des autres trucs si vous avez un blog hébergé avec un de la liste). Nom/url c'est mieux que Anonyme parce que comme ça je sais qui a écrit le commentaire. A ce moment là, vous écrivez votre prénom, votre surnon, votre pseudo dans le champ "nom", et dans url, si vous avez un site ou un blog vous écrivez l'adresse, sinon vous écrivez rien du tout. Et voilà, vous avez réussi, il ne reste plus qu'à cliquer sur "Publier un commentaire" et zouip, c'est parti !


*oui, en italien les parents sont les "genitori"
** est ce que je peux me permettre d'appeler les plus vieux ainsi ? Nous les jeunes on se fait bien traiter de "génération internet", hé !


Allez je vous laisse, et, lâchez vos com's !!
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jeudi 22 septembre 2011

Un mois

Aujourd'hui, ça fait un mois que je suis partie. Il y a un mois tout rond, je montais dans le bus et je me retrouvais, douze heures plus tard, pas très fraîche mais émerveillée, au beau milieu de Rome. C'est assez fou de penser que tout ce temps s'est écoulé : j'ai l'impression d'être là depuis une semaine. Pourtant, j'ai pris mes marques, j'ai commencé les cours de langue, j'ai rencontré des gens, j'ai appris à me repérer, je parle beaucoup mieux italien ... Malgré tout ça, j'ai en permanence un sentiment nouveau, que je ne connaissais pas à Montpellier, et que je ne saurais nommer autrement que le whaouw. Je suis là, moi. Dans cette ville précisément, pas ailleurs. J'habite ici, je vis ici, j'étudie ici. Je ne m'en remets pas. Whaouw
Cette ville est tellement facile à aimer ...
Entre les pins parasols disséminés partout en ville, les milliers de couleurs qui s'affichent sur les façades, graffées sur le métro ou déguisées en plein de fleurs colorées ; entre les parcs ombragés, immenses comme minuscules, qui offrent des aires de repos à la ville ; entre les ruines de toutes les époques, qui jouent à se cacher entre deux constructions modernes ; entre les petites places et les plus grandes ; entre les fontaines aux eaux azurées baignées de soleil doré ; entre le Trastevere, San Lorenzo, Garbatella, il Campo dei Fiori, et tout les quartiers où je n'ai pas encore eu le temps d'aller ... Rome est vraiment la plus belle du monde !

Magnifique Trastevere
Petit parc désert au dessus du Colisée

Une fontaine, un pigeon, le Panthéon ...



J'espère (mais je crois très fort que oui) que ça va continuer comme ça, parce que pour le moment c'est vraiment extraordinaire cette nouvelle vie !
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La photo du jour, II

Nous voilà en automne. A Rome, le temps s'est rafraichi suite à deux gros orages, très violents et très impressionnants. Aujourd'hui, il ne faisait plus que 26 degrés à 19h30 ... Alors avant que tout souvenir de l'été ne s'évanouisse, comme tant d'autres souvenirs, commémorons cette baignade dans une fontaine, lors de mon second jour à Rome sous 37 degrés. 

"Je crois que j'ai la goutte au nez"

Une photo de Seïa, d'ailleurs, merci
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lundi 19 septembre 2011

Stupeur et tremblement

En 2009, à l'Aquila, le 6 avril dans la nuit, la terre a tremblé. Le bilan est de 308 morts, le centre historique de cette ville d'art est détruit. Dès le matin du 6 avril, les télévisions, les médias et tutti quanti sont sur place, Berlusconi au premier rang. Les survivants sont logés dans des tentes, les pompiers et les ONG travaillent d'arrache-pied pour tirer les gens des décombres. 
Sabina Guzzanti, journaliste, débarque elle aussi à l'Aquila, armée de sa caméra. Son objectif n'est pas seulement de couvrir l'évènement : elle est venue pour enquêter, pour mettre au jour la démagogie Berlusconienne, sa propagande, ses magouilles juridico-financières. En s'appuyant sur l'exemple de l'Aquila, Sabina Guzzanti démontre, point par point, comment le Cavaliere gangrène le système italien, en modifiant la loi en offrant des cadeaux financiers à l'Eglise et à ses amis, en appuyant sa fortune sur des projets immobiliers foireux soutenus par la mafia ...
Le film, Draquila, l'Italia che trema, est passé à Cannes : le ministre Italien de la culture décide donc de boycotter le festival, parce que le film de Guzzanti "offense la vérité et le peuple italien dans son entier". Je vous laisse regarder la bande annonce :



Après avoir vu le film, j'avais vraiment froid dans le dos, j'étais révoltée, de voir tout le mal qu'une personne peut faire à un pays, à une culture, à des gens. Je vous conseille vraiment de le regarder : pour la prise de conscience, pour le réveil politique, pour le sceau d'eau sur la tronche. D'autant plus que la loi qu'utilise Berlusconi pour faire passer ses abus de pouvoirs existe aussi en France, et qu'en mettant n'importe qui au pouvoir, on prend le risque de vivre les mêmes abus. 
Je m'explique : la loi italienne (et la constitution française aussi), prévoit qu'en cas de "situation d'urgence", le chef du gouvernement peut s'alléger ou déléguer les pouvoirs de son choix pour une période de temps de son choix (dans la limite de son mandat). En France, De Gaulle l'a utilisée lors de la guerre d'Algérie. En Italie, Berlusconi a légèrement modifié le texte de la loi : il peut désormais s'attribuer ou déléguer les pouvoirs de son choix à une personne en cas de "grand évènement" comme en cas d'"urgence". Sabina Guzzanti en parle mieux que moi dans son film, mais il Cavaliere ne se prive pas de ce pouvoir. Par exemple, une visite Papale à Sienne peut être déclarée "grand évènement" : l'occasion de donner en toute légalité de l'argent public à l'Eglise. Dans les camps de réfugiés de l'Aquila, il peut aussi supprimer les libertés publiques ...
Cet exemple est à mes yeux le plus inquiétant : il montre à quel point une démocratie dépends de la personne qui l'incarne au pouvoir. 
J'espère vous avoir donné envie de voir le film ...
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La photo du jour, I

Salut les amis. Aujourd'hui, je lance un nouveau style d'articles : la photo du jour. Parce que parfois je prends des choses drôles, jolies, loufoques ou bizarres en photo et que ça ne mérite pas un article à part entière. J'espère ainsi vous proposer quelque chose de rigolo et de distrayant de temps en temps, même quand je n'ai pas trop le temps d'écrire des articles (avec 2h30 de cours d'italien par jour, je suis dé-bor-dée).

Alors pour commencer en beauté, je vous présente : les shtroumpfs au Colisée !!

Le triomphe des Shtroumpfs
Avec le film qui va (ou qui est, je sais pas trop) sortir, en Italie ils sont à fond dans la promo : bus à l'effigie des petits hommes bleus, personnages, affiches etc. J'ai tout de même eu la chance de voir passer deux spécimens vivants juste sous mon nez, en sortant du métro Colosseo. Ah, et en italien, on dit "i puffi" (prononcer : pouffi) et la shtrouphette s'appelle la Puffetta ("pouffetta") ...
A la prochaine pour une autre photo du jour !
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dimanche 18 septembre 2011

Hiiiiiiiiiiiiiiiii !


Eh ouais, j'y étais. C'est l'évènement branché de la rentrée, la vogue fashion's night out. Wouuuuuu ! Entre la Piazza el Popolo et la Piazza di Venezia, les boutiques, galeries et bars accueilleront défilés de mode, buffet et fashionistas en folie. Du moins selon le site internet de l'évènement. Selon mon point de vue de looseuse aux jambes poilues, c'est vachement moins hype. Récit de ma vogue fashion's night.

Pour commencer, à la maison, j'essaie de dégainer un look pas trop pouilleuse, à base de mini jupe Miss Sixteen (2 euros aux puces), de tee-shirt baby doll (tendance forte de la rentrée 1984), et de collier créateur motif plumes de paon ... C'est bon les gars je suis prête à affronter les modeuses de luxe. Je prends le métro jusqu'à termini, j'attend Solène et on prend le bus pour rejoindre Noémie et d'autres erasmus. Sauf qu'on se trompe d'arrêt. Forcément. Donc on est là, à marcher au hasard, à demander notre chemin aux carabiniers, quand tout d'un coup on tombe sur la fontaine Trévi. Je ne l'avais pas encore vue. Waw. On finit par atteindre tant bien que mal la via del Corso, où sont sensés avoir lieu la plupart des évènements. On croise plein de meufs hyper lookées (mention très bien à une inconnue en robe longue motif python, sac à main doré et caniche blanc bien toiletté au bras). Bref, on est enfin dans la place.


Galerie commerçante : pas un chaton.


Mais on sait pas trop bien quoi faire pour autant : on entre dans un Zara parce que j'ai cru apercevoir un  défilé de mode, mais non ce ne sont que des mannequins de plastique que les vigiles m’empêchent de photographier ; on tombe sur de la musique, avec trois mecs qui dansent ; sur un concert rock dans une boutique de luxe ...

Lunettes de soleil, chemise ouverte, chaine en or qui brille ?

Quand on trouve enfin Noémie, elle est trop à fond et nous raconte comment elle à bu du champagne gratos dans toutes les boutiques d'archi luxe, comment elle a pas pu rentrer chez Longchamp car il fallait des invitations ...
Il est à ce moment la 23h42 précisément et on sait pas trop quoi faire. Et si on allait chez Fendi ? Bah ouais c'est un genre de réflexe ça, tu sais pas quoi faire tu vas chez Fendi, normaaaaaal.


C'est là qu'on découvre qu'en fait tout se termine à minuit, et que si tu veux faire autre chose qu'entrer dans des boutiques trop chères, ben il faut avoir des invits. 

Dans la boutique Longchamp, une poignée de "vip" dansent tandis qu'une armée de badauds les regardent dans la vitrine. Nous, on se dirige vers la soirée erasmus, où on va danser sur mister saxo beat en buvant des mojitos à quatre euros. Chacun son monde.
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samedi 17 septembre 2011

La grande bouffe

Hier soir avec Solène, on se promenait dans le Trastevere ( = ce qui signifie : "de l'autre côté du tevere", le tibre en italien), un quartier trop beau, trop touristique et trop bobo, quand d'un seul coup, on s'est senties tenaillées par la faim. Il faut dire que le midi, on avait petit-déjeuné d'une salade tomate mozza et d'un café sur mon balcon. Bien qu'affamées, on se force à attendre une heure décente pour manger (se pointer au restau à 18h45, ça faisait vraiment trop touriste) et on inspecte patiemment la carte pour trouver le meilleur plan possible ... jusqu'à ce qu'on tombe sur un petit ristorante qui propose un menu à 14 euros avec antipasti, primi piatti, secondo piatti, dessert. Le temps de trouver une place en terrasse et c'est parti : à taaaaaaaable !!



Antipasti : une tranche de pain chaude, croustillante, avec un eu d'huile d'olive, du sel, des tomates fraîches et de la roquette. C'est trop bon et ça ouvre vraiment bien l'appétit !



Les primi piatti (premiers plats), pourraient faire office de plats tout court. Lasagnes pour moi, pâtes du bosquet (ou un truc du genre : petits pois, pene, parmesan, crème, lardons) pour Solène, on commence à se dire qu'on va jamais y arriver mais que c'est vraiment trop trop bon. Les lasagnes sont fondantes, les pene del bosco on plein de petits goûts différents ... mmmmmh

Je crois qu'on sature ...

Deuxième round : poulet rôti pour moi et tranches de porc en sauce pour Solène (je me rappelle plus le nom italien de cette chose délicieuse). Le poulet est franchement pas bon, tout sec et à rien du tout, juste de la salade sans sauce à côté. Bof.

Au dessert, histoire de t'achever, le restau te propose "il dolce della casa", soit de la crème avec du chocolat par dessus. Solène l'a jouée plus stratégique en prenant la macédoine de fruits, moi j'ai pas pu finir, j'ai cru que j'allais mourir de trop plein. Après ça on est rentrées par les petites rues où on trouve plein de spectacles de rue, de musiciens, de comédiens ... hyper touristique mais sympa. 

Bilan du repas : 16 euros chacune en comptant le demi litre de vin. Et encore, c'était dans le quartier archi-touristique, on peut trouver bien moins cher à San Lorenzo, le quartier étudiant, par exemple.
Maintenant que je vous ai tous fait saliver, vous pouvez vous rendre sur e-dreams ou sur ryan air pour trouver le premier vol direct vers l'Italie.

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jeudi 15 septembre 2011

Mon quartier ...

... c'est le plus beau quartier de Rome. Même Nani Moretti le dit, dans Journal Intime : la Garbatella est "il quartiere che mi piace più di tutti". Sylvette dit la même chose. Hier un romain me l'a encore dit. Tous sont d'accord.
Pour moi ? Il est vrai que, même s'il est impossible de trouver le "plus beau quartier" à Rome où tout est magnifique, la Garbatella est un endroit rempli de charme, de douceur et de couleurs. 
Cependant, j'ai rencontré, en visitant un appart avec une amie, une vieille romaine, la propriétaire, à qui j'ai dit habiter à Garbatella. Comme si j'avais prononcé un gros mot, elle m'a dévisagé et a poussé un cri "Ma perché ??" ... "La seule couleur qu'on y trouve, c'est celle de la délinquance !", m'a-t-elle expliqué, avant de concéder qu'elle n'y était jamais allée mais qu'elle l'"avait vu à la télévision" ... Merci les médias berlusconiens ! 

Non, n'écoutons pas les vieilles apeurées, ce quartier est tout tranquille, quand je rentre tard je ne croise personne à par des chats tout mignons, qui sont d'ailleurs nourris par les petites mamies (j'adore quand elles leur parlent et qu'elles les grondent parce qu'ils mangent sur le trottoir : "mais enfin, c'est dégoutant qu'est ce que tu fais !"), j'adore les graffs politiques qu'on trouve partout, j'aime vivre dans le quartier antifasciste de Rome, j'aime les petits bars, les petits marchés, le grand parc qui entoure la basilique San Paolo, j'aime le mélange entre étudiants et familles, j'aime les maisons et les immeubles recouverts de plantes vertes, j'aime la petite place "cachée", j'aime quasiment tout ... 

Eh oui le ciel de Rome n'est pas toujours bleu ...

La basilique San Paolo, point de repère du quartier
Photo floue et moche d'immeubles colorés en ensoleillés
"BIENVENUE A ROMA SUD"
Prenez vite les escaliers ...
... et vous voilà sur la plus jolie place du quartier.
On y trouve même des chats trop trop gentils.
En fait, ce que j'aime surtout ici, c'est la tranquillité qu'on trouve, malgré les nombreux trains qui passent sans arrêt à grand bruit, malgré la via Ostiense et son trafic intense ... je me sens tout de même bien et apaisée dans ce quartier, ce qui est vraiment important je pense. 
Je suis un peu déçue de mes photos qui n'ont pas su rendre toutes les teintes du lieu, pour compenser je vous propose de cliquer sur quelques liens d'images glanées sur internet : 

Mais je m'arrête ici, le mieux étant encore de venir voir par soi-même !
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dimanche 11 septembre 2011

La bomba italiana

Attention, ne pas approcher d'une source de chaleur

 Ma ché cosé, la bomba ? Nous, on a commencé à en entendre parler un dimanche, sur l'étal d'un marché. "Prodotti di Calabria !", annonçait le vendeur, tout en fourrant dans la main des passants de petits biscuits salés agrémentés d'une pâte rouge. Et là, BOUM ! J'ai découvert la bomba. Dans son emballage surmonté d'une mèche de papier, comme pour la faire exploser, elle me regardait : je l'ai achetée et ramenée à la maison. Depuis, on vit ensemble au quotidien. Bomba à l'apéro, bomba dans les pâtes, bomba en tartine, bomba dans la pizza, bomba le matin, bomba le midi, bomba le soir ...
Outch !
Bref la bomba c'est une préparation à base de peperoncino (piment), peperoni (poivrons), pomodoro (tomates), melanzane (aubergine). C'est super bon et ça arrache. Mais la bomba n'est pas seulement une délicieuse préparation qui pique grave grave grave. Non, la bomba c'est encore un mot, voire une expression, qu'on peut employer dans de nombreuses situations. Exemples.
 Après en avoir avalé une cuillerée, ou même après n'importe quel plat qui vous semble particulièrement épicé, vous pouvez vous exclamer : "Ah, che bomba !"
En faisant tourner une cigarette contenant une préparation non-légale, vous pouvez encore commenter "Fai attenzione, è una vera bomba !!"
Ou encore, en vous retournant sur une belle nana dans la rue "Waw, che bomba ... !" 
...
Pour l'instant, je n'ai pas répertorié d'autres emplois du terme "bomba", mais je vous tiendrais au courant si d'aventure j'en rencontre d'autres. Pour le moment, je vous laisse, j'ai une tartine de bomba qui m'appelle ! Ah, si, un dernier conseil : éviter de consommer de la pizza a la bomba à trois heures du matin après un mojito, à moins d'accepter de subir des dommages intestinaux le lendemain. Sur ce, bon appétit !

[edit : j'avais oublié mais la bomba c'est aussi une pâtisserie sucrée, genre de beignet au chocolat qu'on trouve pour un euro chez Dolce Note, la boulangerie des couches tard. En fait on dirait qu'en Italie, bomba c'est un genre de superlatif. Quelque chose comme ça. ]
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vendredi 9 septembre 2011

Soirées Romaines

La première semaine j'ai été très sage, je ne suis pas sortie (je connaissais personne quoi). Alors dès que j'ai commencé à rencontrer du monde et que les soirées erasmus ont débuté, je me suis rattrapée. Le truc c'est que l'association erasmus organise deux fêtes par semaine où tout le monde va, ça permet aux gens de se rencontrer, de discuter (en anglais, la plupart du temps, d'ailleurs à cause de l'italien je suis devenue incapable d'aligner trois mots d'anglais). En plus, on paye les boissons moins chères avec la carte de l'assos. Rajoutons à ça le festival Piazza Bella Piazza, organisé par la CGIL, dont j'ai un peu parlé dans l'autre article : concerts gratuits tout les soirs de 22h à minuit, juste à côté du Circo Massimo, dans un cadre plutôt magique. Et pour finir, les soirées au parc ou sur un parking (moins classe) passées à discuter en italien avec des italiens. C'est là qu'on fait le plus de progrès sur les choses essentielles (genre les gros mots).

Je vous laisse avec un vidéo de Sud Sound Sylstem, le groupe que j'ai vu en concert à Piazza Bella Piazza. C'était bien rigolo, tout le monde était à fond, les gens connaissaient les paroles par cœur, sur scène le groupe était déchaîné ... Par contre, j'ai trouvé ça très court pour un concert : minuit tout pile, c'était terminé.

 


Voilà, un article un peu court (je vais pas m'étaler sur le sujet, ma maman lit quand même ce blog) et sans photos car mon appareil est en grève la nuit et refuse de fonctionner correctement. Aller, si, juste une pour prouver que ses capacités s'altèrent proportionnellement à la quantité d'alcool absorbée à la baisse de la luminosité ...


La Piazza di Venezia de nuit, en eclu rien que pour vous !
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mercredi 7 septembre 2011

Méfiez vous du sciopero

Hier, c'était la grève à Rome : il sciopero, comme ils disent, et comme j'ai mis toute la journée à le retenir. C'était même une grève générale, nationale. En bonne naïve, je me lève tard, tranquille, pour aller retrouver Solène dans le centre à 11h. Je décide même d'étrenner mes nouvelles chaussures, achetées 5€ au marché, et je pars toute fière en direction du métro (ben ouais, c'est quand même des fausses Viviene Westwood). Quand j'arrive, je tombe sur les grilles fermées et sur deux mecs de l'atac à qui je demande comment faire pour aller en ville. Ils me répondent d'aller prendre le bus, "s'il passe", ou de prendre ma voiture (merci les gars). 

Okay, donc je vais attendre le bus. J'attends 35 minutes, au milieu des romains qui râlent, avant de décider de laisser tomber et de marcher. Au bout de 100 mètres, j'ai mal au pieds. 200 mètres, j'essaie de mettre des mouchoirs dans mes chaussures. 300 mètres, les mouchoirs tombent. 500 mètres, je commence à marcher moins vite. 600 mètres, j'ai des ampoules énormes qui se pointent discrètement. 700 mètres, je marche sur la pointe des pieds car j'ai trop mal. 800 mètres, j'enlève mes chaussures. 1 kilomètre, je les remets parce que je me retrouve au milieu de la manifestation.


Tout en traversant l'épaisse foule réunie tout près du Colisée, j'écoute le discours du secrétaire de la CGIL, un important syndicat de travailleurs. J'attribue ça à la langue italienne, mais aussi à la force des convictions de l'homme en train de parler, mais j'en ai des frissons. Le soir, je le revois Piazza Navona, dans un cadre encore plus hallucinant. Ses paroles se répercutent et résonnent de partout, tout le monde l'acclame, c'est de la folie. 

Je continue mon périple à travers les petites rues pour éviter de remonter la manif à contre-sens. J'ai de plus en plus mal aux pieds, c'est l'horreur, mais au bout d'un moment (7km, tout de même), j'arrive à la fac, je mange, Solène me donne des pansements anti-ampoules. Ouuuuuffff ... Du coup, j'ai trop mal au pieds alors je décide de me mettre en quête de chaussures ouvertes et je remarche encore deux kilomètres jusqu'aux coin des magasins. Aaaaargh ! Je découvre dans un foot locker une petite paire de chaussures entre les sandales pour aller à l'étang et la chaussure de piche de l'espace : par-fait ! 

Des étoiles plein les yeux !
Tout ça pour vous raconter ma journée de grosse loose ou mes pieds sont devenus méconnaissables. Pour prouver aussi qu'à Rome, je ne réussis pas tout ce que j'entreprends (qui a dit "démarches administratives" ?).
Ah et aussi en ps, j'utilise les prénoms des gens que je rencontre si j'ai besoin de parler d'eux parce que je trouve ça lourd de faire toute une parabole du genre "la-meuf-de-la-fac-que-j'ai-rencontré-devant-le-gna-gna-gna-... Parce qu'au final on comprends quand même, donc ça va, ou plutôt, va bene comme on dit par ici. Et j'ai pas oublié, la prochaine fois je parlerais des fêtes romaines.

Ah, si, tout de même, je peut parler des raisons de cette grève, même si je me sens encore trop nouvelle pour bien comprendre. Il s'agit d'une réaction au plan d'austérité proposé par le gouvernement, mais aussi l'expression d'un mal-être politique : Rome est pleine d'affiches d'opposition pas franchement tendres, la colère gronde autour des scandales Berlusconi ... De mon point de vue, après deux semaines en Italie, mi-touriste mi-étudiante romaine, c'est plutôt agité dans la capitale. J'espère pouvoir mieux appréhender la politique et les conflits locaux pour mieux en reparler d'ici quelque temps. En attendant, il est tard.
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dimanche 4 septembre 2011

Un giro al mare

Hier, je suis (enfin) allée à la plage avec Mavie et deux françaises, ma coloc et une fille de la fac. On a pris le train à Termini, la gare de Rome, direction Anzio. Il ne faisait pas très beau, mais la chaleur était étouffante, particulièrement dans le train qui prétendait pourtant avoir l'"aera condizionata". Après une heure passée à cuire sur les sièges en skaï, l'arrivée à Anzio est des plus agréables : l'air rafraîchissant de la mer vous fouette le visage, et c'est parti pour la plage ! A la sortie de la gare, on hésite à se payer le taxi tellement il est joli.


Bon, je reviendrais à Anzio quand j'aurais un peu plus de sous (pas demain, quoi), pour aller faire un tour de taxi. Pour le moment, je descend à pied, en admirant la vue sur la mer et les nombreux bâtiments colorés, entourés de palmiers ... Waouh.




Selon mes observations, il semble qu'en Italie il y ait énormément de plages "privées" : soit un espace où l'on peut passer à pieds, mais où l'on ne pose pas sa serviette. Avec barrières, et tout et tout pour défendre le parterre de transats de toute invasion de ploucs avec leur glacière. Qui s'allonge encore dans le sable, en 2011, franchement ? Alors que pour 20 euros par jour, tu bronzes sur la plage sans te salir dans le sable. Tsssss.

Pour les douches, c'est pareil, elles sont payantes. Comme on a quand même une heure de train à faire pour rentrer, on se décide à payer 50 centimes pour une douche froide. Et pour être froide, elle l'était ! Le truc te tombe d'un seul coup sur la tête sans prévenir avec à bloc de pression, et c'est complètement glacé. Revigorant.



Voilà tout pour aujourd'hui, la prochaine fois je vous parlerais de mes premières soirées romaines.
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vendredi 2 septembre 2011

Parlons religion

Parce qu'à Rome, on ne peut pas faire sans. Entre les hordes de nonnes, les pèlerins rescapés des JMJ (à ce sujet, lire cet article -clic- parce qu'il est rigolo), les moines, les 422 églises, les tags religieux ... impossible d'éviter ce sujet de conversation. Beaucoup de choses, d'ailleurs, m'intriguent : par exemple, le code vestimentaire chez les bonnes sœurs. J'en ai vu tout en blanc, d'autres en gris, une encore avec un voile noir maintenu par un tour de tête blanc (??) ... Il y en a vraiment beaucoup à Rome, de toute nationalités, des toutes couleurs de peau ... Il faut dire qu'elles sont un peu chez elles, entre le Vatican et toutes les boutiques religieuses où se vendent portraits du Pape, chandeliers dorés, ainsi que les derniers cris en matière de soutane. Un vrai bizness !

Enfin, je m'égare, et j'oublie le principal. La bonne nouvelle est placardée un peu partout aux arrêts de bus de la ville éternelle, la voici en exclusivité pour vous en photo : 

Oui enfin moi, je préfèrerais que le bus arrive d'abord, mais c'est que mon avis, quoi.

Encore une fois, je suis curieuse : qui peut bien coller partout, et en quatre langues, ces affichettes ? Je n'y connais vraiment rien en religion, je ne sais même pas s'il y a un courant particulier qui pense que le Messie II, c'est pour bientôt. Si quelqu'un sait quelque chose à ce sujet, qu'il n'hésite pas à m'éclairer dans les commentaires.

A part ça, je visite beaucoup d'églises, puisqu'à Rome, il y en a une par place, qu'il y a beaucoup de places, et que même quand y en a pas, y a des églises quand même. Ce que j'y découvre ? C'est que dès qu'il y a un joli tableau, il faut payer pour l'éclairer, qu'il y a un videur à l'entrée ("Toi, ça va", m'a-t-il dit), que la plupart des églises sont très baroques, qu'on a pas de droit de s'agenouiller sur le sol pour contempler un plafond ou une peinture, et qu'il y a surtout des touristes qui les fréquentent.


La nouvelle façon de prier.

Ah, et il y a aussi des caméras de surveillance (comme absolument partout dans Rome), ce qui m'a inspiré cette blague un peu bête ...


Sinon, pour moi, ça roule, tout va bien, je commence les cours de langue lundi. J'ai hâââââte !!
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jeudi 1 septembre 2011

L'appartement, première partie

Un petit bout de l'appartement où je vis, celui où il se passe le plus de choses, où s'échangent le plus de mots, en trois ou quatre langues ... je veux parler de la cuisine bien sûr ! Comme le dit Sylvette, c'est une vraie cuisine. C'est à dire une pièce à vivre, spacieuse, lumineuse, reliée à un petit balcon où patienter en buvant un verre que les plats aient fini de cuire. 

Aie aie aie c'est très mal cadré !! Je fais des efforts sur mes photos mais c'est pas encore ça ...

A l'heure du petit déjeuner ...

Et il y a même une petite bibliothèque avec des livres de cuisine du monde entier !


Et la porte s'ouvre sur le salon/salle à manger, que je vous présenterais un autre jour ... (suspens)
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